Le Vent de la Chine Numéro 25-26 (2024)

Les grandes chaleurs se dissipent, les longues pluies s’espacent… L’été touche à sa fin. Mais que retenir de cette saison estivale ?
Sur le plan politique, l’été a été plutôt terne, avec un 3ème Plenum sans nouveauté ni originalité. Du conclave balnéaire de Beidaihe, où les leaders chinois se retrouvent traditionnellement début août, rien n’a fuité, si ce n’est qu’une cinquantaine de scientifiques, chacun expert en son domaine (intelligence artificielle, physique quantique, exploration en haute mer, aérospatial…), ont été conviés. Confirmation, s’il en fallait une, que la montée en puissance technologique de la Chine est la priorité n°1 du leadership.
Les rumeurs sur la santé de Xi Jinping (attaque cardiaque, cancer du pancréas…) ou encore sur le fait que son pouvoir serait contesté par une poignée d’anciens dirigeants du Parti, continuent d’aller bon train, alimentées par la relative baisse de la couverture médiatique des activités de Xi ou encore par la censure d’un article de Xinhua prénommé « Xi, le réformateur ». Une chose est sûre : que ces rumeurs soient fondées ou non, Pékin ne peut se permettre de les laisser proliférer et fera tout pour montrer que le leader n’est pas souffrant et que son autorité est intacte. Cela soulève aussi la question (pour l’instant sans réponse), du mécanisme de succession en cas d’incapacité ou de décès soudain du dirigeant de 71 ans.
Du point de vue de l’actualité « intérieure », le public chinois a été choqué d’apprendre début juillet que de l’huile alimentaire était transportée dans des camions citernes ayant convoyé du fuel industriel, notamment pour le compte d’une filiale de l’entreprise d’Etat, Sinograin. « C’est un secret de polichinelle dans l’industrie du transport », écrit le Beijing News qui a révélé la fraude. De fait, cette pratique privilégiant l’appât du gain avant la sécurité des consommateurs, avait déjà été dénoncée en 2005 et en 2015. Des sanctions contre deux chauffeurs et trois compagnies de transport ont finalement été annoncées fin août. Les enquêteurs ont également tenté de rassurer en affirmant que l’affaire était un cas isolé et pas une pratique généralisée. Le public, lui, reste sceptique et la mise hors ligne d’une fonctionnalité de suivi des camions d’une application de logistique, n’a rien fait pour inspirer la confiance…
Cela faisait des années que la Chine n’avait pas vécu un tel scandale dans l’industrie agroalimentaire, depuis celui du lait à la mélamine en 2008 et l’huile « de caniveau » recyclée dans les arrière-cuisines des restaurants en 2011. En affichant une posture ferme, Pékin semble avoir réussi à désamorcer ce qui aurait pu être un scandale d’une ampleur similaire. L’affaire ravive néanmoins le sentiment du public que la sécurité alimentaire reste encore défaillante dans bien des secteurs, faute d’inspections suffisantes, d’une réglementation adaptée et d’une presse indépendante.
Pour finir sur une note plus positive, la Chine a brillé sportivement aux Jeux Olympiques de Paris en remportant 91 médailles dont 40 en or, se classant juste derrière les Etats-Unis (125 médailles dont 40 en or)*. Certains diront que, rapporté au nombre d’habitants, les USA restent la première puissance sportive du monde. Mais si l’on rapporte ces résultats à la taille de la délégation (592 athlètes américains envoyés à Paris contre 388 pour la Chine), il est indéniable que l’Empire du Milieu réduit l’écart avec le rival américain.
En effet, si la Chine a su conserver sa domination dans des disciplines comme le ping-pong, le badminton, le plongeon, le tir, la gymnastique voire l’haltérophilie, elle a également effectué des percées dans des sports où on ne l’attendait pas, tels que la natation, le tennis, la gymnastique rythmique ou encore la natation synchronisée… Des résultats que l’on peut attribuer à l’absence de la Russie, mais surtout au recours à des entraîneurs étrangers.
Pour Pékin, le contrat est rempli : les prouesses de ses (jeunes) athlètes et leurs interactions avec le public ont permis de projeter au monde entier l’image d’une Chine confiante et amicale, loin des clichés de fermeture et de repli sur elle-même qui lui collent à la peau, surtout depuis le Covid-19.
Du côté des téléspectateurs chinois, ces Olympiades ont été globalement bien perçues, les internautes ayant été séduits par une cérémonie d’ouverture audacieuse et conquis par la beauté des monuments parisiens en toile de fond des épreuves. A voir si cela suscitera des envies de voyage vers l’Hexagone, particulièrement en cette année du tourisme culturel franco-chinois.
Seul point noir de ces JO vus de Chine : les soupçons de dopage entourant les nageurs chinois. Pour rappel, le New York Times et la chaîne de télévision allemande ARD ont révélé en avril dernier que 23 d’entre eux avaient été contrôlés positifs à la trimétazidine, un stéroïde, sept mois avant les JO de Tokyo de 2021. Dans ce contexte, l’incroyable performance du jeune Pan Zhanle (19 ans) sur le 100 mètres nage libre, battant son propre record mondial, a été accueillie avec suspicion par ses adversaires étrangers. De quoi faire bondir la délégation chinoise, qui s’estime, au contraire, victime de contrôles antidopage abusifs. Une polémique qui a plombé l’ambiance au bord des bassins et qui s’inscrit surtout dans un contexte de tensions géopolitiques exacerbées entre la Chine et les USA. Cette controverse a d’ailleurs toutes les chances de perdurer jusqu’aux JO de Los Angeles en 2028… Comme quoi, même aux JO, la politique n’est jamais loin.
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* Et ce n’est pas fini puisque la Chine est bien partie pour remporter la première place du classement des médailles aux Jeux Paralympiques (28 août au 8 septembre), compétition qu’elle domine depuis 2004 grâce à une stratégie handisport bien rodée.

Le 26 août, entre 11h29 et 11h31 heure locale, un avion militaire chinois a pénétré l’espace aérien du Japon, causant la surprise et le choc de l’Etat-major japonais.
Rappelons que l’espace aérien est la partie de l’atmosphère contrôlée par un pays au-dessus de son territoire, y compris ses eaux territoriales. Selon le droit international, un État a la souveraineté complète et exclusive sur l’espace aérien au-dessus de son territoire, ce qui correspond à la définition maritime des eaux territoriales comme étant à 12 milles nautiques (22,2 km) du littoral. L’espace aérien qui ne se trouve pas dans les limites territoriales d’un pays est considéré comme international, analogue à la « haute mer » en droit maritime.
L’incident en question ne concerne donc pas l’espace aérien régi par une zone économique exclusive (ZEE), telle que définie par la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982. Une ZEE est une zone maritime dans laquelle un État souverain dispose de droits exclusifs concernant l’exploration et l’utilisation des ressources marines. Elle s’étend de la limite extérieure de la mer territoriale (22,2 kilomètres ou 12 milles marins de la ligne de base) jusqu’à 370,4 kilomètres (ou 200 milles marins) de la côte de l’État en question. Il ne s’agit donc pas de cet espace contesté au niveau maritime par la Chine en mer de Chine méridionale aux Philippines et au Vietnam, mais bel et bien de l’espace souverain du Japon à l’intérieur des 12 milles nautiques. Rappelons aussi que l’intrusion d’un engin militaire d’un pays dans l’espace aérien souverain d’un autre pays est un cas de casus belli qui peut justifier la destruction de l’appareil.
Certes, ce n’est pas la première incursion d’un avion chinois dans l’espace aérien du Japon. La première incursion, en décembre 2012, mettait en jeu un avion à hélice Y-12 tandis que la seconde, en mai 2017, impliquait un drone, déployé à partir d’un navire des garde-côtes chinois.
Quelques remarques d’abord sur les dates de ces intrusions : 2012, 2017 et 2024. L’incident se répète avec une régularité intéressante si on se souvient que 2012 et 2017 correspondent au début du premier et second mandat de Xi Jinping, et que 2024 renvoie à la deuxième année de ce troisième mandat.
Ensuite, on peut noter une certaine gradation dans l’appareil utilisé pour réaliser cette intrusion : un avion à hélice exploité par l’Administration océanique d’État chinoise, un drone, puis un avion de reconnaissance de l’APL. En effet, le plus troublant dans cette intrusion concerne l’appareil utilisé. Il s’agit du Shaanxi Y-9, un avion de transport militaire moyen produit par la Shaanxi Aircraft Company (36 mètres de long, d’une capacité de 25 000 kg). Selon toute vraisemblance, il s’agirait du Y-9JZ (GX-8) la variante du Y-9 dévolue au renseignement par signaux électroniques (ELINT) permettant la collecte de renseignements par capteurs électroniques (radars, senseurs…).
Enfin, ce qui fait la spécificité de l’incident, c’est le lieu. Les deux premiers incidents d’incursion se concentrent sur des sites classiques de tensions des îles Senkaku ou Diaoyutai. Situées au nord-est de Taïwan, à l’est de la Chine, à l’ouest de l’île d’Okinawa et au nord de l’extrémité sud-ouest des îles Ryukyu, les Senkaku sont au cœur d’un conflit territorial entre le Japon et la Chine : la Chine revendique la découverte et la propriété des îles depuis le XIVe siècle, tandis que le Japon en a conservé la propriété de 1895 jusqu’à sa reddition à la fin de la Seconde Guerre mondiale avant de les retrouver en 1972, date à laquelle les îles sont revenues sous contrôle japonais en vertu de l’accord de réversion d’Okinawa entre les États-Unis et le Japon.
Mais l’incursion de 2024 concerne un tout autre lieu : l’avion de renseignement militaire chinois a été repéré au-dessus des eaux territoriales japonaises au large des côtes des îles Danjo dans la ville de Goto, dans la préfecture de Nagasaki, au sud-ouest du pays.
Or, celles-ci n’ont aucun intérêt stratégique. Sauf qu’au sud de l’archipel se situe la base de Sasebo. Le Y-9 pourrait avoir ciblé cette base navale, dans la préfecture de Nagasaki, qui est le quartier général de l’un des cinq districts de la Force d’autodéfense maritime japonaise et le port d’attache de plusieurs destroyers lance-missiles japonais équipés du système de combat Aegis ainsi que du porte-hélicoptères Ise (DDH-182). Plus encore, co-localisé avec la flotte navale japonaise se trouve l’US Fleet Activities Sasebo, le port d’attache actuel de l’escadron amphibie 11 avec l’USS America (LHA-6), l’USS New Orleans (LPD-18), l’USS Green Bay (LPD-20) et l’USS Rushmore (LSD-47). Il s’agit donc d’un lieu important de commande partagé des forces japonaises et américaines, les deux grandes puissances rivales de la Chine.
La réponse du Japon a donc été forte. D’une part, la Force aérienne d’autodéfense japonaise (JASDF) a immédiatement dépêché quatre avions de chasse, constitués d’escadrons F-2 et F-15 de la Force de défense aérienne occidentale. D’autre part, le vice-ministre Okano Masataka a convoqué le chargé d’affaires de l’ambassade de Chine, Shi Ying, au ministère pour une protestation très vigoureuse en demandant à Pékin d’empêcher que cela ne se reproduise.
Du côté chinois, la réponse consiste à prétexter d’un accident, d’une erreur personnelle du pilote. Impossible de savoir s’il s’agit d’une réponse de bonne foi ou d’une manière de s’exonérer à peu de frais après avoir rempli l’objectif double de collecte d’informations et d’une prise par surprise des forces aériennes japonaises (permettant d’étudier leur temps et leur type de réponse).
L’incursion survient aussi au moment d’un flottement du pouvoir japonais, alors que le premier ministre sortant Kishida a affirmé mi-août qu’il ne continuerait pas son mandat à la tête du LDP, laissant au Parti au pouvoir le soin de trouver un remplaçant en octobre prochain.
A la fois le timing de l’incursion, son lieu, le type d’appareil engagé, tout cela semble rendre l’hypothèse d’une erreur avancée par la Chine, difficile à accepter.
D’ailleurs, le fait qu’un navire chinois ait été détecté au large des côtes de la préfecture de Kagoshima, dans le sud-ouest du Japon, vers 6 h du matin le 31 août, violant la souveraineté des eaux japonaises, démontre bien, par la récurrence des événements, qu’il y a intention et plan.

Au cours de l’été, des articles alarmistes, annonçant « l’implosion » du secteur bancaire chinois, se sont multipliés. A l’origine, l’annonce début juillet de la « disparition » de 40 banques rurales en une seule semaine, dont 36 dans la seule province du Liaoning. Trois semaines plus tard, c’était au tour du Henan d’annoncer un plan de consolidation pour 25 banques locales…
A en croire certains commentateurs, nous serions en train d’assister à « une crise silencieuse » du système bancaire chinois, voire aux prémices de la prochaine grande crise financière mondiale. Face à cela, Pékin serait en train de « paniquer » et tenterait de faire « disparaître » le problème en fusionnant les banques entre elles ou en faisant absorber celles qui sont le plus mal en point par d’autres en meilleure santé.
Si cette série de fermetures peut paraître spectaculaire, c’est loin d’être la première fois que des banques locales baissent le rideau.
Un bref rappel de la structuration du marché bancaire s’impose. Il y a d’un côté 25 grandes banques qui représentent à elles seules plus de 75% du marché. Parmi elles, la Bank of China, Agricultural Bank, ICBC, Communication Bank ou encore la Bank of Beijing… Elles font presque toutes partie de la liste des banques « systémiquement importantes » aux yeux du gouvernement chinois. Un « honneur » qui va de pair avec une supervision accrue de l’Etat pour éviter que l’éventuelle faillite de l’une d’entre elles fasse vaciller le système.
De l’autre, environ 3 800 « petites » banques rurales et commerciales, détenant ensemble un peu plus de 25 % des actifs du système bancaire chinois (soit 55 000 milliards de yuans). Malgré le fait qu’elles soient particulièrement exposées aux pressions politiques locales (petits arrangements avec le maire du coin…), ces dernières ont globalement bien rempli leur mission, à savoir prêter aux ménages, aux agriculteurs, aux commerçants, aux TPE… jusqu’à un certain point.
En effet, plusieurs facteurs sont venus leur compliquer la tâche ces dernières années. Il y a d’abord eu la libéralisation des taux voulue par l’Etat chinois afin que les banques prêtent davantage aux PME et pas uniquement aux grandes sociétés d’Etat. Une décision qui a fortement pénalisé les petites banques face à la concurrence des grands établissements bancaires.
Il y a ensuite eu le phénomène de digitalisation du secteur bancaire, qui a fragilisé les petites banques, incapables de réaliser les investissements nécessaires à cette transition.
Le coup de grâce a sans doute été le ralentissement de l’économie chinoise, accentué par la perte de vitesse de plusieurs secteurs industriels « traditionnels », le Covid-19 et la crise immobilière.
Conscients de leurs difficultés mais aussi du risque que représentent leurs créances douteuses (jusqu’à 40% de leurs prêts, de l’aveux de certaines d’entre elles), le régulateur financier (NFRA) se met aujourd’hui à orchestrer leur sauvetage, avec l’aide des provinces. Et le rythme s’accélère : les six premiers mois de l’année, le nombre d’établissements bancaires chinois fusionnés ou absorbés était quatre fois supérieur à l’ensemble de l’année 2023, selon le média Yicai.
En parallèle, les gouvernements locaux sont chargés de recapitaliser ces banques en difficulté via des « obligations spéciales ». Mais là encore, cela dépend des provinces et de l’état de leurs finances, négativement affectées par la chute des ventes des promoteurs immobiliers.
Cette méthode est loin de faire l’unanimité. Les critiques affirment que fusionner des dizaines de « mauvaises » banques ensemble, ne fait que créer une grande banque encore plus « douteuse ». Les partisans de cette stratégie, eux, sont convaincus que gagner en taille va au contraire leur permettre de mieux faire face aux risques, tout en permettant un meilleur contrôle de l’Etat.
On le voit, il n’y a pas de solution miracle aux maux des milliers des petites banques rurales et commerciales. D’un côté, une intervention trop directe de l’Etat pourrait créer un mouvement de panique au sein de la population. De l’autre, il n’est pas question pour le gouvernement chinois de laisser ces petites banques déposer le bilan, comme cela aurait été le cas dans de nombreux autres pays, stabilité sociale oblige.
Pékin se souvient encore en juillet 2022 des manifestations à Zhengzhou (Henan) de milliers d’épargnants inquiets du gel de leurs économies (cf photo). Pour rappel, en Chine, les dépôts sont garantis jusqu’à 500 000 yuans (environ 65 000 euros). En France, à titre de comparaison, le plafond est fixé à 100 000 euros.
Néanmoins, ce phénomène de concentration du marché bancaire n’est pas surprenant et a déjà été observé dans de nombreux pays développés. Certains sont d’ailleurs convaincus que cet effort d’assainissement entrepris par Pékin était inéluctable. Il aurait toutefois été plus judicieux d’intervenir avant que les petites banques ne se retrouvent au bord du gouffre…

Après neuf mois d’attente, le 3ème Plénum du Comité Central s’est enfin déroulé au Grand Palais du Peuple du 15 au 18 juillet. Malgré cette longue attente, l’événement, qui a lieu tous les 5 ans et est traditionnellement consacré à la réforme économique, a laissé les observateurs sur leur faim. Après la publication d’un simple communiqué à l’issue du conclave, un long document, révisé pas moins de 38 fois durant le processus, a finalement été dévoilé le 21 juillet. C’est la fameuse « décision du Comité Central pourtant sur l’approfondissement global de la [politique de] réforme et la promotion de la modernisation à la chinoise ».
A travers ses 50 et quelques pages, on retrouve beaucoup de slogans néo-marxistes, mais bien peu de détails sur la manière dont le Parti compte s’y prendre pour affronter les multiples défis (démographique, immobilière, emploi, endettement des gouvernements locaux, consommation…) auxquels il fait face.
Dans les grandes lignes, l’objectif principal pour générer une « croissance de haute qualité » sera le développement des technologies avancées, ce qui est maintenant décrit idéologiquement comme les « nouvelles forces productives » (新 质 生 产 力). En parallèle, le Plénum met l’accent sur la réduction des inégalités, le verdissement de l’économie et le développement de chaînes d’approvisionnement résilientes.
L’une des rares échéances mentionnées est celle de 2029 (80ème anniversaire de la RPC), date à laquelle le projet d’approfondissement des réformes devra avoir été mené à bien, où « le marché déterminera l’allocation des ressources » (tel que promis en 2013) et où « les entreprises privées et sociétés étrangères seront traitées équitablement avec les entreprises d’Etat » (doux rêve). Or, en tant que « leader » de ce projet, Xi se doit d’aller jusqu’au bout et donc, être reconduit pour un 4ème mandat en 2027 (pour ceux qui en doutaient encore).
Plus étonnant, le Parti affirme que, globalement, tous les objectifs de réforme formulés lors du 3ème Plenum de 2013, lors de l’arrivée de Xi au pouvoir, ont été atteints, quoi qu’il est de notoriété publique que ce n’est pas le cas…
Ce qui pose la question de la définition du terme de réforme selon Xi (习试改革) ? Elle n’a pas grand-chose à voir avec l’orientation « libérale » telle qu’on l’entend communément. Le leader chinois a d’ailleurs souligné à plusieurs reprises que la poursuite de la réforme ne signifie pas un changement d’orientation, ni que la Chine adopte un modèle de gouvernance occidental. Encore une fois, et il est important de le rappeler, pour le Parti, il n’a jamais été question de pousser la Chine vers une économie de marché.
On l’aura compris : pour Xi, la réforme est synonyme de sécurité, de « prospérité commune », d’autosuffisance, de centralisation et de rectification idéologique. On est bien loin de la ligne prônée par Deng Xiaoping, qui permettait d’accumuler des richesses dans l’objectif de les redistribuer. Voilà pourquoi on observe depuis un certain temps un effort de l’appareil de propagande de distinguer la notion-même de « réforme » issue de l’héritage Dengiste, de l’interprétation proposée par Xi.
Les tensions intra-Parti entre ces deux lignes pourraient en partie expliquer pourquoi l’article « Xi, le réformateur » publié par Xinhua le 15 juillet a été retiré de la toile. A la demande de Xi, suggèrent certains… L’article de plus de 10 000 caractères semblait en effet donner trop de crédit à Deng en tant que premier « réformateur exceptionnel » et tentait maladroitement de valoriser Xi en soutenant l’idée que Deng était dans une situation plus favorable que Xi actuellement. Sous cette perspective, Xi serait le « véritable » réformateur à qui il incombe la tâche difficile de compléter la « modernisation à la chinoise ». « Xi, en tant que leader et praticien des réformes de la nouvelle ère, a permis à l’économie de marché socialiste lancée par Deng de perdurer […] » : ce type d’allusions relègue (de manière volontaire ou non) Xi au second plan, malgré l’objectif premier de l’article, qui était de surpasser Deng et de mettre Xi au centre des réformes.
Une chose est sûre : les réformes « à la Xi » sont loin de faire l’unanimité au sein du Parti, et encore moins au sein de la société. Le déluge de critiques d’internautes qu’a reçu l’article de Xinhua en est la preuve. Ces dissensions peuvent expliquer en partie pourquoi rien de concret n’a été présenté lors du Plénum. Dans tous les cas, peu importe ce qui est présenté, dans le cadre gauchiste qui prévaut actuellement, rien n’est suffisant pour relancer l’économie chinoise.

L’autre aspect majeur de ce 3ème Plenum est celui des ajustements de personnel. Le communiqué exhorte les dirigeants à « continuer de travailler pour purifier » le Parti – une allusion aux scandales de corruption qui ont récemment éclaté, particulièrement au sein de l’armée chinoise (APL). Ainsi, le texte confirme l’expulsion du Parti de Li Shangfu, ancien ministre de la défense, de Li Yuchao, ex-commandant de la force des missiles, et de son chef d’état-major, Sun Jinming. Cependant, dans un signe que la dynamique au sein de l’APL n’a pas encore retrouvé sa normalité, l’entrée attendue du nouveau ministre de la Défense, Dong Jun, à la Commission Militaire Centrale (CMC), n’a pas été annoncée.
Le texte nous apprend également que l’ancien ministre des Affaires étrangères, le « camarade » Qin Gang a été « démis de ses fonctions » et a été officiellement révoqué en tant que membre du Comité Central. Le fait que Qin Gang soit toujours considéré comme un « camarade » indique qu’il pourrait potentiellement être réaffecté à la tête d’une organisation (une maison d’édition, dit la rumeur) sous la houlette du ministère des Affaires étrangères. Ceci dit, être encore désigné comme un « camarade » aujourd’hui n’exclut pas la possibilité d’être expulsé du Parti demain…
Camarade ou non, le retrait de Qin du Comité Central représente un pas de plus vers un verdict final qui devrait nécessairement dire si Qin est complètement exclu du gouvernement ou alors simplement en probation, rétrogradé. Bien qu’un début de réponse nous a été offert, il se peut que Xi n’ai pas souhaité en dire trop pour éviter que ce plénum ne soit défini que par l’affaire Qin. Toutefois, si le « soft landing » de Qin Gang se confirme, on peut imaginer que c’est une manière pour le système d’éviter d’embarrasser Xi Jinping, qui était à l’origine de son ascension fulgurante.
Quoi qu’il en soit, ces quelques mots sur Qin ont immédiatement relancé le débat de son remplacement. Au lendemain de sa chute, en juillet 2023, c’est son prédécesseur, Wang Yi, qui avait repris le poste de ministre des Affaires Etrangères (MAE). Un an plus tard, la situation s’éternise… Wang Yi résisterait-il à passer le flambeau ou alors est-ce Xi Jinping qui n’arrive pas à trouver un remplaçant digne de ce nom ? Il y a quelques mois, c’est Liu Jianchao, directeur du département de liaison internationale du Parti, qui passait pour favori. Aujourd’hui, la rumeur voudrait que Ma Zhaoxu, directeur exécutif du ministère et responsable des tâches journalières du MAE, revienne dans la course. Mais sa candidature présente un inconvénient de taille : son frère, Ma Kuixu, travaille pour Amazing Energy Oil and Gas (société basée aux USA). Etant donné le climat de suspicion généralisé vis-à-vis de tout ce qui touche aux Etats-Unis, il est peu probable que Ma Zhaoxu arrive à montrer patte blanche…

- 裁员, cáiyuán : licencier
- 关闭, guānbì (HSK 4) : fermer
- 原因, yuányīn (HSK 2) : raison, cause
- 地缘政治 , dìyuán zhèngzhì : géopolitique
- 人工智能, réngōng zhìnéng : intelligence artificielle
- 绿色技术, lǜsè jìshù : technologies vertes
- 准入, zhǔnrù : accès
- 限制, xiànzhì (HSK 4) : restriction
- 收入, shōurù (HSK 2) : revenus
- 下降, xiàjiàng (HSK 4) : diminution, chute
IBM正在中国裁员超过1000人,并关闭其研究业务,原因是美中之间日益加剧的地缘政治紧张关系。由于人工智能和绿色技术等问题,双边关系恶化,促使美国公司重新考虑在中国的存在,因为市场准入越来越受到限制。IBM报告称,去年在中国的收入下降了19.6%.
IBM zhèngzài zhōngguó cáiyuán chāoguò 1000 rén, bìng guānbì qí yánjiū yèwù, yuányīn shì měi zhōng zhī jiàn rìyì jiājù dì dìyuán zhèngzhì jǐnzhāng guānxì. Yóuyú réngōng zhìnéng hé lǜsè jìshù děng wèntí, shuāngbiān guānxìèhuà, cùshǐ měiguó gōngsī chóngxīn kǎolǜ zài zhōngguó de cúnzài, yīnwèi shìchǎng zhǔn rù yuè lái yuè shòudào xiànzhì.IBM bàogào chēng, qùnián zài zhōngguó de shōurù xiàjiàngle 19.6%.
IBM licencie plus de 1 000 personnes en Chine et ferme ses activités de recherche en raison des tensions géopolitiques croissantes entre les États-Unis et la Chine. La détérioration des relations bilatérales sur des questions telles que l’intelligence artificielle et les technologies vertes a incité les entreprises américaines à reconsidérer leur présence en Chine alors que l’accès au marché devient de plus en plus restreint. IBM a rapporté que ses revenus en Chine ont chuté de 19,6 % l’année dernière.
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- 电子游戏, diànzǐ yóuxì: jeu vidéo
- 成功 , chénggōng (HSK 3) : succès
- 引发, yǐnfā (HSK 7): susciter
- 投资者, tóuzī zhě: investisseur
- 开发者, kāifā zhě: développeur
- 兴趣, xìngqù (HSK 4) : intérêt
- 超过, chāoguò (HSK 2): dépasser, excéder
- 严格, yángé (HSK 4): strict
- 监管, jiānguǎn (HSK 7): réglementation
- 成本, chéngběn (HSK 5): coûts
电子游戏由游戏科学开发、腾讯支持的《黑神话:悟空》的成功引发了中国投资者和游戏开发者的兴趣。该游戏在三天内售出超过840万份。尽管兴奋不已,行业专家认为,由于严格的监管和高昂的成本,类似的AAA游戏可能需要十年的时间才能开发完成。
Diànzǐ yóuxì yóu yóuxì kēxué kāifā, téngxùn zhīchí de “hēi shénhuà: Wùkōng” de chénggōng yǐnfāle zhōngguótóuzī zhě hé yóuxì kāifā zhě de xìngqù. Gāi yóuxì zài sān tiānnèi shòu chū chāoguò 840 wàn fèn. Jǐnguǎn xīngfèn bùyǐ, hángyè zhuānjiā rènwéi, yóuyú yángé de jiānguǎn hé gāo’áng de chéngběn, lèisì de AAA yóuxì kěnéng xūyào shí nián de shíjiān cáinéng kāifā wánchéng.
Le succès de « Black Myth : Wukong », un jeu vidéo développé par Game Science et soutenu par Tencent, a suscité l’intérêt des investisseurs et des développeurs de jeux chinois. Le jeu s’est vendu à plus de 8,4 millions d’exemplaires en trois jours. Malgré l’enthousiasme, les experts du secteur estiment que le développement de jeux AAA similaires pourrait prendre une décennie en raison de réglementations strictes et de coûts élevés.
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- 拼多多, Pīnduōduō : Pinduoduo, plateforme de e-commerce qui se distingue par son modèle d’achats groupés
- 创始人, chuàngshǐrén (HSK 7): fondateur
- 首富, shǒufù: homme/femme le/la plus riche
- 电子商务, diànzǐ shāngwù: e-commerce
- 领域, lǐngyù (HSK 7): secteur, domaine
- 持续, chíxù (HSK 3) : continuer
- 蓬勃, péngbó(HSK 7) : vigoureux, florissant
- 平台, píngtái (HSK 6): plateforme
- 成长, chéngzhǎng (HSK 3): grandir, croître
- 仅次于, jǐn cì yú (HSK 7): juste derrière, être secondé par
拼多多创始人黄峥最近成为中国首富,因为该公司在快速发展的电子商务领域中持续蓬勃发展。该平台已成长为中国第三大电子商务公司,仅次于京东和阿里巴巴。
Pīn duōduō chuàngshǐ rén huáng zhēng zuìjìn chéngwéi zhōngguó shǒufù, yīnwèi gāi gōngsī zài kuàisù fāzhǎn de diànzǐ shāngwù lǐngyù zhōng chíxù péngbó fāzhǎn. Gāi píngtái yǐ chéngzhǎng wéi zhōngguó dì sān dà diànzǐshāngwù gōngsī, jǐn cì yú jīngdōng hé ālǐ bābā.
Le fondateur de Pinduoduo, Huang Zheng, est récemment devenu l’homme le plus riche de Chine, alors que l’entreprise continue de prospérer dans le secteur en croissance rapide du commerce électronique. La plateforme est devenue la troisième plus grande entreprise de commerce électronique en Chine, juste derrière JD.com et Alibaba.

En 1961 à Yeli (au fin fond du Hebei) naissait Jia Haixia, sans que sa mère n’eût fait suivre sa grossesse au centre d’obstétrique du canton –trop loin et compliqué, et sans doute trop cher. L’enfant était donc né affligé d’une cataracte congénitale à l’œil gauche – borgne pour la vie !
Il put suivre l’école, à condition de savoir se blinder contre les quolibets et farces. Jusqu’à ce que l’indigence de ses parents le pousse hors du système scolaire—il alla travailler à la carrière de granit, à la masse et au burin, gagner sa vie à la sueur de son front. Métier risqué : en 2000, à 37 ans, un éclat de pierre lui fit perdre son bon œil. Au sortir de l’hôpital, le contremaître lui remit une enveloppe de quelques petits billets, et lui expliqua sans ambages qu’il devrait se trouver un nouveau gagne-pain.
La cécité bouleversa ses repères moraux : dans son enfance, il ne s’était jamais plaint de son handicap, qui avait toujours fait partie de son identité, apprivoisé de naissance. Mais à présent, la cécité complète lui causait un sentiment d’injustice amère. Pire : la guigne refrappa en 2001, quand sa femme malade perdit à son tour son emploi. Ainsi, ils se virent privés de ressources, leur fils de 4 ans à charge. Faute d’argent, ils étaient « réduits à la saumure au petit-déjeuner, et au sel au dîner » (朝齑暮盐, zhāo jī mù yán), dans une misère que les voisins ne faisaient aucun effort pour alléger : l’entendant approcher avec sa canne, ils tournaient le dos sur la pointe des pieds.
Seul à lui soutenir le moral, venait le voir presque chaque soir, Jia Wenqi, l’ancien copain de classe, d’un an son cadet, le seul qui ne se fût jamais gaussé de son handicap – et pour cause : Wenqi était double manchot.
Laissé à trois ans sans surveillance dans la rue, ce garçonnet avait empoigné une ligne électrique tombée de son pylône : réduits à l’état de moignons, ses deux bras avaient dû être amputés. Le destin est capricieux : pour l’enfant diminué, la suite de l’existence avait pris un cours moins triste que son état eût pu le laisser présager. Le petit Jia Wenqi avait jolie frimousse : le maire et le secrétaire du Parti l’avaient pris sous leur aile, faisant payer par la République les frais d’hôpital, de rééducation. Le jeune avait pu se réapproprier quelques savoir-faire, tels se nourrir aux baguettes, se laver les dents, coudre– avec ses pieds.. Quand il avait atteint ses 7 ans, ses protecteurs avaient convaincu ses parents de l’inscrire à l’école, qu’il apprenne à lire et à écrire.
Là, son bon caractère et son esprit vif l’avaient aidé à se faire accepter. ll suivait les copains dans leurs virées par la campagne, jouant à cache-cache, se baignant (nageant!), ou pour observer une portée de moineaux dénichés…
A 14 ans, toujours grâce au chef du village, il avait été placé au bureau des forêts, sans salaire mais nourri. Là, il avait appris les rudiments de la sylviculture – comment fumer, émonder et même greffer pommiers et jujubiers, avec ses orteils.
Grâce à tous ces soutiens, l’ado manchot avait développé une résilience surprenante, assez d’autonomie pour voler de ses propres ailes : à 27 ans en 1989, voyant débarquer sur la place du village une troupe de saltimbanques, tandis qu’ils montaient estrade et oripeaux pour leur représentation du soir, Wenqi leur avait fait une démonstration de ses dons de peintre et calligraphe pédestre, récoltant une ovation. Le lendemain à l’aube, il était parti avec eux à bord de leurs camionnettes déglinguées.
Durant onze ans, il allait partager sa vie entre ses tournées foraines et des séjours à Yeli chez son frère et sa belle-sœur. Jusqu’à 2001, où un appel familial mit fin à ces années dorées de liberté bohème : la santé du père le forçait à un retour à Yeli, pour s’occuper de lui dans ses derniers jours.
Durant ces onze années par monts et par vaux, Wenqi n’avait pas oublié son copain Haixia, et venait l’aider à traverser sa période noire. Plein de gratitude, l’aveugle réalisa un jour que leur fraternité dans le handicap pouvait être sa chance, son unique atout pour rebondir. Un soir, il lui posa rondement sa brûlante question : « Oh, Wenqi, toi l’aveugle et moi le manchot, y’a-t-y pas quelque chose qu’on pourrait faire ensemble toi et moi, pour s’en sortir » ?
Il se trouve que Jia Wenqi phosphorait depuis des jours sur le même thème, et qu’une idée lui était venue. Il lui fit une proposition, qui fut immédiatement acceptée. Une offre si hors du commun que, 13 ans plus tard, elle fera soudain jeter sur eux les projecteurs des medias.
Pour savoir quel projet Wenqi présenta à Haixia, lisez la suite au prochain numéro !
Par Eric Meyer
NDLR: Notre rubrique « Petit Peuple » dont fait partie cet article raconte l’histoire d’une ou d’un Chinois(e) au parcours de vie hors du commun, inspirée de faits rééls.
Ce « Petit Peuple » a été publié pour la première fois le 28 mai 2015 dans le Vent de la Chine – Numéro 21 (2015)

4 – 6 septembre, Pékin : FOCAC – Forum sur la Cooperation Sino-Africaine
1er – 3 septembre : Cafe Show, Salon international des cafés (café, thé, apéritifs, desserts, alcools, boulangerie, matières premières, équipements, design, franchises…)
2 – 4 septembre, Shenzhen : SIAL Shenzhen, Salon international de l’alimentation, des boissons, vins et spiritueux
3 – 5 septembre, Suzhou: WSAVA – World Small Animal Veterinary Association Congress, Congrès annuel de l’association des vétérinaires pour petits animaux
3 – 5 septembre, Shanghai: Shanghai Intelligent Building Technology, Salon professionnel des technologies de construction intelligentes
3 – 5 septembre, Shanghai: ACLE – All China Leather Exhibition, Salon international du
4 – 6 septembre, Shanghai: CitExpo, Salon international du pneu
4 – 6 septembre, Pékin : InterAirport China, Salon international des équipements pour aéroports, technologies et services
5 – 7 septembre, Nanjing : VIV – Select China, Salon international de l’élevage intensif
10 – 11 septembre, Shanghai : ChinaBio Partnering Forum, Forum et exposition des industries biotechnologiques et pharmaceutiques
10 – 12 septembre, Pékin : CIOF – China International Optics Fair, Salon international de l’optique
10 – 13 septembre, Shanghai : Maison Shanghai, Salon de la décoration et du design, des produits pour la maison
10 – 13 septembre, Shanghai : FMC – Furniture China, Salon de la fabrication et des fournitures pour l’industrie du meuble
11 – 12 septembre, Hangzhou : CBE – China Beauty Expo, Salon international de l’industrie du bien-être et de la beauté
11 – 14 septembre, Shanghai : CIFF – China International Home Furniture, Salon international du meuble et de l’ameublement
12 – 16 septembre, Pékin : CIFTIS – China International Fair for Trade in Services, Salon dédié aux services et à l’innovation
13 – 16 septembre, Chongqing : CIMAMotor, Salon international du deux-roues
19 – 21 septembre, Shanghai : ICIF, Salon international des industries pétrolière et chimique
19 – 21 septembre, Shanghai : RubberTech, Salon international de la technologie du caoutchouc
19 – 21 septembre, Shanghai : ASE – Adhesives And Sealants Expo, Salon international des colles et adhésifs
19 – 21 septembre, Shanghai : LED China, Salon international de l’industrie des LED
19 – 21 septembre, Shanghai : Sign China, Salon international de l’enseigne et de la publicité
20 – 22 septembre, Canton : CDA South China, Salon des articles d’usage quotidien
20 – 22 septembre, Canton : GWPF – Grandeur World Pet Fair, Salon international des animaux de compagnie
20 – 22 septembre, Kunming : IFEX – International Flowers & Plants Expo, Salon international des fleurs, des plantes et des jardins
23 – 25 septembre, Shenzhen : CIE – China International Cross-border E-commerce Products Fair / CILF – China International Logistics and Supply Chain Fair, Salon et Forum Internationaux de l’e-commerce, de la logistique et du transport international
24 – 25 septembre, Shanghai : SURCAR, Conférence internationale sur la finition des carrosseries automobiles
24 – 28 septembre, Shanghai : CIIF – Shanghai International Industry Fair, Foire internationale de l’industrie sur le thème de l’économie digitale et de la décarbonisation industrielle
24 – 28 septembre, Shanghai : IAS – Industrial Automation Show, Salon international de l’automatisation industrielle
25 – 27 septembre, Shanghai : SNEC PV – Photovoltaic Power, Conférence et exposition internationale sur les nouvelles énergies
25 – 27 septembre, Suzhou : MEDTEC, Salon et conférence des constructeurs chinois de matériel médical
25 – 28 septembre, Shanghai : Tube China, Salon international des industries des tubes et des tuyaux
26 – 28 septembre, Tianjin : Ice Cream China, Salon international de l’industrie de la crème glacée et des aliments surgelés
10 -12 octobre, Shanghai : Interior Lifestyle, Salon international des produits et accessoires pour la maison
10 – 13 octobre, Shanghai : Music China, Salon international des instruments de musique et des services
12 – 15 octobre, Shenzhen : CMEF – China Medical Equipment Fair, Salon international de l’équipement médical
14 octobre – 4 novembre, Canton : China Import & Export Fair, La plus grande foire commerciale de Chine
14 – 16 octobre, Shanghai : AgroChemEx, Salon de la protection contre les maladies des plantes
14 – 18 octobre, Shanghai : ITMA Asia + CITME, Salon international des technologies du textile et de l’habillement
15 – 16 octobre, Shanghai : Interfilière Shanghai, Salon international dédié à l’industrie de la lingerie, du bain, et des tissus techniques
15 – 16 octobre, Shanghai : IPIF – International Packaging Innovation Forum, Forum international de l’industrie de l’emballage
15 – 17 octobre, Zhongshan : G&A – Games & Amusement Fair, Salon international des attractions et jeux d’arcade
15 – 18 octobre, Tianjin : China Mining Congress & Expo, Salon et congrès chinois de l’industrie minière
16 – 18 octobre, Xi’ an : API China, Salon de l’industrie pharmaceutique
16 – 18 octobre, Shanghai : China Toy Expo / China Kids Fair, Salon international du matériel et des jouets pour bébés et enfants
16 – 18 octobre, Pékin : COTTM – China Outbound Travel & Tourism Market, Salon du tourisme chinois à l’étranger
17 – 19 octobre, Chengdu : CCBE – Chengdu China Beauty Expo, Salon international de l’industrie de la beauté
17 – 19 octobre, Zhuhai : RemaxWorld, Salon international de la papeterie, des fournitures de bureau et des produits culturels
17 – 20 octobre, Ningbo : IF Fair – International Fashion Fair, Salon international du textile et de la mode
18 – 20 octobre, Chengdu : AMWC – Aesthetic & Anti-Aging Medicine World Congress, Congrès mondial de médecine esthétique et anti-âge
18 – 21 octobre, Foshan : CeramBath, Salon international de la céramique et des sanitaires
20 – 23 octobre, Shenzhen : Gifts & Home Fair, Salon international des cadeaux, de l’artisanat, de l’horlogerie et des articles ménagers
21 – 23 octobre, Shanghai : CIHS – China International Hardware Show, Salon international de la quincaillerie et du bricolage
21 – 24 octobre, Yiwu : China Yiwu International Commodities Fair, Salon international des biens de consommation courante
23 octobre, Pékin : World’s Leading Wines, Rencontres d’affaires pour les plus renommés des importateurs et distributeurs de vins
24 – 26 octobre, Zhengzhou : CAE – China Attractions Expo, Salon international des installations et équipements de divertissement
24 – 27 octobre, Shanghai : DenTech China, Salon international des équipements, technologies et produits dentaires
26 – 28 octobre, Changsha : CIAME – China International Agricultural Machinery Exhibition, Salon international des machines agricoles
26 octobre – 2 novembre, Canton, Shanghai, Chengdu, Pékin : CEE – China Education Expo, Salon international de l’éducation et des formations supérieures
28 – 31 octobre, Shanghai : China Brew & Beverage, Salon international des procédés, technologies et équipements de la bière et des boissons
30 octobre – 1er novembre, Qingdao : China Fisheries & Seafood Expo, Salon chinois de la pêche et des fruits de mer
30 octobre – 1er novembre, Dalian : ShipTec, Salon international de la construction navale, des équipements pour la marine et de l’ingénierie offshore
31 octobre – 2 novembre, Shenzhen : CIBE – China International Beauty Expo Shenzhen, Salon international de l’industrie du bien-être et de la beauté
31 octobre – 2 novembre, Canton : Interwine Guangzhou, Salon chinois international du vin, et des boissons
5 – 10 novembre, Shanghai : CIIE – China International Import Expo, Salon international dédié à la promotion des importations en Chine