Investissements : Zones Franches – après Shanghai, au tour de Canton

La zone franche est un outil majeur, politique autant qu’économique, de la réforme de Xi Jinping et Li Keqiang, destinée à démontrer aux sceptiques qu’une gouvernance inclusive (l’abandon de l’ingérence du Parti dans les affaires) apporte un plus en terme de croissance. Shanghai (cf photo) a obtenu ce statut en éclaireur le 29 septembre 2013, et croyait pouvoir en garder le monopole trois ans. 

Mais Canton se démène, sous l’action de son jeune secrétaire Hu Chunhua (50 ans, cf portrait dans notre étude), un des successeurs pressenti de Xi Jinping en 2022. Lou Jiwei, ministre des Finances, vient d’annoncer que les baisses d’impôt ne feraient pas partie de la pa-noplie des incitatifs à l’investissement dans les zones franches. 

Dans sa future zone franche à Qianhai, Hu Chunhua recherche une approche jamais vue en Chine : la création d’un « environnement d’affaires souriant à l’étranger». Dans cet espace confiné régnerait une loi inspirée de celle de Hong Kong et de Macao – que la zone engloberait en partie (cf Vent de la Chine n°30). La province doit en outre recevoir 672 milliards de ¥ d’ici 2018 en zones industrielles et cités satellites. 

Pour commencer, 55 projets sont annoncés le 21/11, proposés à l’investissement privé : quartiers résidentiels, retraitement des eaux, écoles, énergies renouvelables, y compris une liaison ferrée entre port et aéroport, à travers la zone de Nansha – pour un total de 140 milliards de ¥ d’investissements privés attendus.

La zone de Canton serait déjà « verbalement » approuvée par Pékin. Derrière, sur les starting blocs, piaffent Tianjin et Xiamen !

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