Automobile : Renault à Wuhan, bientôt le grand saut !

Renault retient son souffle, après 20 ans d’efforts pour s’implanter en Chine. 

En 1993, l’ex-régie créait avec Sanjiang (Hubei) une JV de fourgonnettes Traffic, mais se retrouvait contrainte 11 ans plus tard de fermer, faute de succès commercial. En 1999, le groupe se renforçait en Chine, grâce à l’entrée de sa filiale Nissan, en partenariat avec Dongfeng. Depuis 2004, Renault à son tour négociait avec ce partenaire, sa secondre entrée dans l’Empire du Milieu. 

C’est seulement maintenant qu’un accord de principe est conclu – soumis au feu vert de la toute puissante NDRC. Mais en décembre 2012, le Hubei « vendait la mèche » en soumettant le projet à l’avis du public : c’est à Wuhan, sa capitale, que doivent débuter dès mars les travaux de l’usine, d’une capacité de 150.000 unités pour commencer. 

Mais Wuhan est une déconvenue pour le groupe, qui préférait Canton – gros marché que se partagent peu de griffes étrangères, parmi lesquelles Nissan et Honda. 

L’investissement est de 7,2 milliards de ¥. Les modèles à produire en 2016 restent inconnus (Koleos, un SUV ?). Ce qui est sûr, c’est que Renault-Chine prépare une large gamme, mi-produite sur place, mi-importée de son usine coréenne, et un fort réseau de vente de 200 concessionnaires d’ici 2015 (contre 100 à ce jour). Le moment est opportun : en 2012, le marché chinois a dépassé l’Europe en ventes automobiles, avec 14,68 millions d’unités (+6,8%) contre 12,5 millions pour le marché européen, en recul d’1,1 million. 

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