Toute la journée du 08/12 à Pékin, au futur 1er ministre
Li Keqiang, à Lou Jiwei patron de la CIC (China Investment Corporation) et à une kyrielle d’investisseurs, P. Moscovici, le ministre français des Finances martela ce mantra : « la crise de l’ Euro est finie ».Les nombreuses mesures adoptées par les 27 Etats membres, l’intervention accrue de la BCE, (la Banque centrale européenne), le grand nettoyage grec, la supervision intégrée des banques dès 2013, cela rendrait l’Euro insubmersible. L’action communautaire de relance manque encore, mais elle ne tarderait plus.
Ses interlocuteurs n’ont manifestement pas tous été convaincus. Même les étudiants de Renda qui évoquèrent les critiques de J. Stiglitz, Nobel d’économie, (qualifiant de «suicidaire» l’austérité imposée par la chancelière A. Merkel), et la perte par la France du AAA par deux agences de notation. Avec 3310 milliards de $, la Chine a les plus fortes réserves en devises, dont jusqu’à 40% en Euros. Elle a donc prouvé sa détermination à soutenir la zone euro, et en cas de casse, elle serait partie perdante.
Hormis ce but de rassurer les partenaires et de les convaincre de venir investir en France « 5ème puissance mondiale », P. Moscovici était aussi venu rappeler que son pays était en pointe dans l’usage du yuan comme devise, avec 10% des échanges bilatéraux conduits en RMB et 10 milliards de ¥ détenus en France. Il s’agissait aussi de préparer avant l’été une visite du Président Fr. Hollande – qui serait ainsi un des tous premiers reçus par le nouveau pouvoir chinois !
Sommaire N° 2