Lancée en février,
Toutefois, suivant l’avis du commissaire K. de Gucht, il y avait urgence et besoin d’action en référé : dès le 06/06, une taxe de 47% en moyenne, jusqu’à 68% (selon les firmes incriminées) s’appliquera aux exports chinois vers l’UE, qui rejoint les USA (déjà protégés des panneaux chinois depuis 2012).
Les arguments de l’accusation sont massifs : par des prix 45% moindres à ceux allemands ou italiens, les firmes chinoises ont quadruplé leur production en 3 ans, et créé une capacité supérieure à la demande mondiale (77MM$). Elles ont empoché 80% du marché européen (50% de cette demande), surtout en Allemagne (5,6 GW installés en 2012).
Arguments de la défense : plus de 100 000 emplois européens dépendent de cet import chinois, et la taxe protectionniste nuira au consommateur de l’UE.
De plus, des pays tels France et Allemagne, en plein effort pour renforcer leurs exports vers la Chine, lui donnent des verges pour les battre : dès le 10/05, Pékin, tout en dénonçant l’action comme une « erreur »,lançait une enquête anti-dumping sur les tubes sans soudure venus des USA, d’Union Européenne et du Japon—officiellement « sans aucun lien », mais simultanément…
Le groupe expert franco-allemand Vallourec Mannesmann pourrait subir un (léger) préjudice… Une procédure de concertation est engagée. Bruxelles et Pékin ont six mois pour convenir de prix minimum. En cas d’échec, la taxe sera prorogée cinq ans.
Légende : Ferme solaire à Hami (Xinjiang)
Sommaire N° 17