A Pékin le 13/04,
John Kerry, secrétaire d’Etat américain, signait un Memorandum of Understanding (MoU) pour une centrale électrique par conversion thermale, première au monde, en mer de Chine du Sud : projet Lookheed Martin (cf photo), pour alimenter un complexe balnéaire du groupe Reignwood.Le système fonctionne tel un climatiseur inversé : entre eaux profondes et de surface, l’échange permet d’extraire la chaleur, la concentrer sur un fluide se vaporisant à basse température, qui fait tourner une turbine. L’élément nouveau est la capacité : 10MW. L’avantage est une production en continu, 100% renouvelable. Mais le prix est si élevé que l’armée américaine a renoncé à son propre projet à Makai (Hawaï).
Seuls ces riches groupes chinois peuvent se permettre une telle « danseuse », aujourd’hui ruineuse, mais pouvant porter demain des marchés en milliards $, surtout une fois engagé en Chine, le mécanisme de taxation des crédits carbones. Une telle unité, à 100MW de capacité, vaudra à son propriétaire un droit d’émissions de 500.000 tonnes de CO2.
Cette histoire n’est pas sans rappeller celle du Maglev : une technologie inventée par l’Allemagne que cette dernière n’avait pu lancer faute de moyens, laissant à Shanghai le privilège d’essuyer les plâtres.
Au demeurant en Chine, en énergie marine, ce projet n’est pas le seul : avec le russe Rusatom, la CNNC discute aussi de production de mini-centrales atomiques flottantes à usage civil, dérivées des moteurs de brise-glace nucléaires d’une puissance de 70MW. Décidément en Chine, avec des moyens financiers tous neufs et illimités, les nouvelles
Sommaire N° 16