Le 23/04 à Pékin, la visite du Général Martin Dempsey (patron interarmes de l’US Army) à Fang Fenghui, chef d’état-major de l’APL, répondait au vieux désir de l’ armée chinoise de liens plus étroits avec la plus moderne armée du monde, celle des drones pilotés au joystick. Aussi les deux hommes se penchèrent sur un projet d’interaction des forces respectives, face à des crises comme celle de Corée du Nord ou au piratage maritime. Ils se sont d’ailleurs promis de tenir des exercices conjoints anti-pirates au large de la Somalie. « L’océan Pacifique est assez grand pour nous contenir tous deux », plaidait Fang, avant de dévoiler une information confidentielle : Pyongyang préparerait un 4ème test nucléaire. Quand au problème du hackage de l’internet américain depuis la Chine, Fang suggérait que la Chine était aussi victime, et qu’il faudrait se protéger ensemble : « si la sécurité de l’internet ne peut être contrôlée, les effets équivaudront à ceux d’une bombe atomique ».
De la sorte, Fang présentait une APL prête à aller plus loin dans la coopération. Martin Dempsey de son côté, s’efforçait de rassurer sur l’intention « inoffensive » envers la Chine, de la défense américaine de retour dans la région Pacifique.
La fausse note vint le 25/04 de Washington : à tout dialogue économique futur, le conseiller de sécurité Thomas Donilon mit pour condition une entente préalable sur la cyber sécurité : que Pékin maîtrise d’abord ses hackers, le business viendra ensuite !
Sommaire N° 16