Une visite « de haute importance ». C’est ainsi que salue
Xi Jinping, Li Keqiang, tous les leaders ont reçu Fabius : c’est pour réparer l’erreur de 2012, quand l’envoyé spécial du « candidat Hollande » avait dû écourter son voyage (Pékin pariait alors sur Sarkozy). En outre, en eaux incertaines face à la récession, la Chine a besoin de stabilité mondiale, et celle-ci passe par l’Europe.
Mais discrètement, le régime déplorait les 37h de la visite éclair, de Pékin à Shanghai, au pas de course…
Pour la visite de Hollande, Pékin donnera le feu vert à la JV de Renault, dernier venu sur ce premier marché mondial. Avec Dongfeng, Renault monte à Wuhan (Hubei) une usine à 7,2 milliards de ¥, d’une capacité de 150.000 véhicules par an (sans compter les autres modèles de son usine de Corée du Sud).
Côté nucléaire, on annonce les « lettres d’intention » pour deux EPR de 1500MW pour le site de Taishan (Guangdong), et d’un centre de retraitement des matériaux irradiés – sans échéance connue. Promis à l’époque par Jacques Chirac, le centre de retraitement traine depuis 10 ans, par souci français de sécurité.
En matière monétaire, après Londres, Paris veut devenir un centre de traitement du yuan. Enfin Unifrance, le lobby du cinéma français, veut sa part du gâteau des salles obscures chinoises (2,8 milliards $ d’entrées par an), un élargissement du quota de 34 films étrangers, trusté par Hollywood
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Lefebvre
25 avril 2013 à 03:16Pourquoi en demi-teinte ?
Le Vent de la Chine
25 avril 2013 à 07:09En effet, il y a quelques jours, lors de la publication de l’article, le climat (du côté chinois comme du côté français) était moins optimiste quant à cette visite du Président Hollande.
La suite dans le prochain numéro du Vent de la Chine (n°16) !