Suite à l’essai nucléaire mené par la Corée du Nord (12/02), l’ONU vota le 7 mars des sanctions auxquelles la Chine s’est associée, raidissant ainsi son attitude envers son petit voisin. Dès le lendemain, aux postes-frontières de Dalian, Dandong et d’ailleurs, douaniers et policiers contrôlaient plus sévèrement camions et navires chargés de riz pour le pays du Matin calme. De source japonaise, les marchés du dernier paradis du stalinisme connaitraient une fièvre des prix.
En même temps, une fuite venue des banques chinoises (forcément orchestrée par le PCC) révèle à Shanghai des centaines de millions de $ placés par le jeune leader Kim Jong-un. Séoul et Washington réclament, suivant les sanctions votées, le gel de ces fonds susceptibles de passer dans des missiles et des bombes. Or pour l’instant, Pékin s’abstient, préférant « vérifier d’abord le statut et l’usage » de ces fonds.
Clairement irrité des foucades de son voisin, la Chine a perdu patience. Mais par tradition politique, elle préfère l’homéopathie aux traitements de choc : si la Corée du Nord devait s’effondrer, ou se lançait dans des aventures balistiques désespérées, le remède serait pire que le mal. De plus, elle se trouve liée avec Pyongyang par un traité d’amitié…
Enfin, dans sa gestion du dossier nord-coréen, Pékin doit aussi, de plus en plus tenir compte de sa propre opinion, exaspérée, et comprenant .
toujours moins sa permissivité.
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Jean
18 mars 2013 à 08:59Il est vrai que la portée des missiles détecteurs de saucisses de Corée du nord permettrait d’atteindre et de contaminer les abattoirs porcins de la plupart des villes du grand frère chinois… Pas étonnant que ce dernier se méfie. Il ne tient pas à couper son boudin d’extraits de viande chevaline…