Education : L’anglais passe-muraille

C’est un progrès dans ce Parlement si introverti : l’étrangerfait son apparition. Wen Jiabao avait tiré la première salve le 05/02, priant le pays de « s’appliquer à renforcer la compréhension et la complémentarité des cultures chinoises et étrangères ». La formule exprimait bonne volonté et souci de voir le pays trop souvent incompris hors frontières. 

Dans cette fascination vis-à-vis du monde, l’anglais tient la clé de voûte.

Au tournant du siècle, on voyait 200 millions de Chinois s’initier à la langue de Shakespeare.

A la CCPPC (Consultative Politique du Peuple chinois), Ge Jianxiong (Université de Fudan) en donne la preuve en exigeant les excuses du ministère de l’Education, pour avoir laissé fuir sur internet les épreuves d’anglais de 3ème cycle, 30 minutes avant la session de janvier.

Anna Pao,industrielle, va plus loin, réclamant que les délégués Hongkongais, souvent faibles orateurs en mandarin, puissent s’exprimer à l’ANP en anglais.

Par contre Ling Zi, n°2 de l’Académie Confucius exige (faisant ainsi bizarre écho à M. Le Pen, la candidate nationaliste aux Présidentielles en France) que toute langue étrangère disparaisse en maternelle et primaire, histoire de ne pas perturber chez les tout-petits l’acquisition du mandarin « dans la période la plus fertile de leur croissance scolaire ». La mode, en Kindergarten, est en effet de proposer en plus du chinois et de l’incontournable piano ou violon, la lingua franca du business. 

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