Le 04/07, trois démographes du Conseil d’Etat sonnent l’alarme : la population d’âge actif baisse, de 74,5% en 2010 à 74,4% en 2011.
Après 40 ans de contrôle des naissances, la femme chinoise n’engendre plus qu’1,6 enfant, un demi de moins qu’il ne faudrait pour stabiliser la population. Mais comment fera-t-on pour payer les pensions en 2050 où un travailleur aura quatre pensionnés à charge ?
Dès 2015, les sexagénaires seront 16% : « plus on attend, avertit le trio de chercheurs, plus la Chine sera vulnérable ». Pour alléger de 50% le déficit en actifs d’ici 2050, il faudrait ramener de suite le taux de fertilité à 2,3 – mais le pli est pris, les familles sont confortables avec un héritier, et n’en veulent pas plus !
Jusqu’à hier, Pékin s’opposait à tout démantèlement de ses puissants organes de contrôle des masses (le planning en est un). En cette attitude conservatrice, joue aussi le lobbying de cette structure de 6 millions d’agents, membres du Parti, qui perdraient emplois et privilèges en cas de dérégulation. Mais le scandale d’un avortement forcé à 7 mois en juin, a révélé à l’Etat l’impopularité croissante de sa politique, et ce poster affiché ce mois-ci dans Pékin, semble être là pour préparer la population à une décision déjà prise, de désormais encourager les naissances au lieu de les punir !
Sommaire N° 25-26