Le 29/12, l’administration spatiale confirme son programme quinquennal : une station orbitale habitée, l’achèvement de Beidou (北斗 «grande ourse», le GPS chinois) et un pied sur la Lune -pour après 2020, selon les experts.
[1] à propos de Beidou, mi-décembre, le 10ème satellite du réseau (en 10 ans) permettait de lancer (27/12) le service national de positionnement global. Six relais suivront en 2012, 19 autres d’ici 2020. Si Beidou marche, l’Armée chinoise peut espérer récupérer une part des 50 milliards ¥/an de ce marché en Chine (mai 2011). Dès maintenant, il dame le pion au malheureux Galileo de l’Agence spatiale européenne, paralysé faute de crédits et de volonté politique. Son principal mérite, pour les militaires, est de leur permettre, en Mer de Chine et sur le Pacifique, de détecter l’intrus, guider leurs missiles…
[2] La Lune frappe évidemment l’imaginaire chinois -lieu du « Palais de glace » de l’héroïne Chang’E, dans toutes les mémoires.
Pékin prétend, d’ici 2017, y préparer une expédition. Cependant, sous l’angle scientifique, la mission a peu de sens. En 50 ans, la Lune a déjà reçu 100 engins spatiaux, permettant d’engranger un max. de savoir sur la surface sélène, mais laissant dans l’ombre les mystères de son sous-sol, y compris celui de sa naissance. La Nasa elle, réunit (31/12 et 01/01) les 2 sondes du programme GRAIL (Gravity Recovery and Interior Laboratory) pour dresser en plusieurs années les cartes du relief et du champ de gravité, promettant un bond de géant à la science. à cette lumière, le programme chinois semble plutôt tourné vers le prestige – investissement dans la fierté nationale…
Sommaire N° 1