Entre France et Chine, deux organes publics semblent agir avec une liberté atypique mais créative, dans l’aide à l’Afrique : l’Agence française de développement, l’AFD et l’Eximbank (Chine) qui s’associent (25/01) pour prêter 163M$ au Kenya, dans un projet d’énergie géothermique de la firme d’Etat kenyane GDC.
Situé sur la grande ligne de fracture de l’Est africain, ce pays souffre d’un criant déficit en électricité, malgré la présence importante dans son sous-sol de vapeur d’eau. Carence aggravée par la panne en 2008 et 2009 des centrales hydroélectriques frappées de sécheresse. Aussi en 10 ans, Nairobi veut détecter et mettre en perce 566 puits le long de la grande vallée du Rift, moyennant 2,6MM$ d’investissement. Ils alimenteront des turbines pour 2,3Gw, assez pour combler les besoins nationaux actuels.
L’AFD prendra en charge 73M$ pour deux derricks et leurs équipements de forage, l’Eximbank fournissant le reste. Selon les plans, le matériel sera livré en 2013. Il a de bonne chance de provenir de Chine, comme c’est déjà le cas avec deux sets rachetés en seconde main à la CNPC. L’intérêt pour l’AFD, est de placer dans une affaire viable, voire, de contrebalancer l’influence chinoise sur la région.
Sommaire N° 4