Technologies & Internet : Et Mars devra attendre

Pas de chance pour Phobos-Grunt, la sonde spatiale russe lancée le 9/11 depuis Baïkonour (Kazakhstan) vers Phobos, une des deux lunes de Mars : elle est restée sur orbite entre 207 et 347km de la Terre, faute d’ignition des moteurs. 14,6t flottant dans l’espace avant l’inévitable retombée dans l’atmosphère.

Cette mission à 163 millions de US$ ambitionnait d’alunir sur Phobos d’ici 2013, avant de rapporter sur Terre 200 grammes de roche.

Hélas, d’où qu’elles décollent, ces missions martiennes semblent sous mauvaise étoile : 21 sur 41 ont raté. Reporté depuis 2009, ce vol interplanétaire russe était le 1er en 15 ans, et 90% de ses systèmes n’étaient pas testés. La Russie a depuis perdu une part de savoir-faire en missions spatiales.

Si cet échec a sa place au Vent de la Chine, c’est qu’à bord de Phobos-Grunt se trouvait Yinghuo-1, (萤火-1 « feu de luciole »), le satellite chinois de 115 kg visant à élucider l’énigme de la disparition de l’eau sur la Planète rouge, et d’autres bouleversements dans son environnement.

L’alliance spatiale sino-russe était pertinente, offrant à la Chine d’accélérer l’extension de son périmètre de sortie spatiale, aujourd’hui limité à l’orbite terrestre. Mais si cette seule raison de coopérer rencontre l’échec, ce projet convenu en 2007 entre Hu Jintao et Vladimir Poutine sera réévalué côté chinois, notamment par Yung Kai-leung, père HKgaisdu projet, et par les dirigeants de la CASTC, corporation militaire (China Aerospace Science and Technologie Corp), pilier du programme spatial chinois.

Avez-vous aimé cet article ?
Note des lecteurs:
0/5
9 de Votes
Ecrire un commentaire