Argent : Sécurité sociale pour expatriés : un enfer pavé de bonnes intentions

La Sécurité sociale chinoise pour étrangers est là -enfin presque.

Au 01/07, tout actif légal plus de six mois en Chine aura la quintuple assurance (médicale, accident, travail, pension, chômage, maternité) et cotisera 11% du salaire soit (moyenne, selon cabinet Haworth&Lexon), 1285¥/mois pour l’expatrié + 4323¥ de charges patronales. 231.700 actifs sont concernés.

Un sondage de China Daily sur 164 étrangers en trouve 58% d’accord. Ce qui n’est pas démontré, même si bien des jeunes travaillant en Chine légalement mais sans couverture sociale, peuvent effectivement placer des espoirs dans le système en gestation.

Tels qu’analysés par la Chambre de commerce européenne, les problèmes sont

[1] un risque de mauvaise gestion du fonds (comme à Shanghai en 2006, où 3MM¥ avaient été siphonnés par le secrétaire du Parti Chen Liangyu) ;

[2] l’inconnue sur la pension à attendre après 15 ans (et l’obligation de la percevoir « à l’ambassade de Chine ») ;

[3] la méfiance de beaucoup d’étrangers envers les hôpitaux chinois ; et surtout,

[4] l’obligation de cotiser, même si l’on est déjà assuré en son pays.

Pour sûr, ce système imposé rapportera des MM$/an aux assurances chinoises, et faute d’améliorations, incitera les firmes étrangères à réduire leurs personnels expatriés, vu leur surcoût encouru. Il favorisera un aussi la précarisation-clandestinisation d’un nombre massif d’emplois d’étrangers. Tout cela incite la Chambre de commerce européenne à recommander que ce système reste optionnel. Aujourd’hui en tout cas, faute de règlements d’application voire d’acceptation par les corps constitués des bénéficiaires supposés, il reste inapplicable.

 

 

Avez-vous aimé cet article ?
Note des lecteurs:
0/5
10 de Votes
Ecrire un commentaire