Une fusée Long-March 3III décollait le 17/01 à Xichang (Sichuan), emportant un satellite géostationnaire du système Compass (ou 北斗, Beidou). Beidou doit offrir au monde un positionnement géostationnaire gratuit, rival du GPS ou de l’européen Galileo, et des milliers d’applications commerciales basées sur ce service. C’est un symbole de l’émergence technologique du pays. Mais l’émergence est lente: seuls trois satellites ont été mis sur orbite en 10 ans, supposant une accélération du programme afin d’atteindre les 35 satellites nécessaires d’ici 2030, date prévue de l’entrée en service.
Une raison au retard, pourrait être la technologie. Sept minutes après le lancement, autour de Jiucang (Guizhou), 100.000 habitants étaient en alerte et 2000 réquisitionnés pour récupérer les débris retombés du 1er étage, de la fusée, contaminés au dimethylhydrazine, carburant polluant et cancérigène abandonné depuis 10 à 20 ans par les autres puissances spatiales.
NB: la Chine travaille à une double solution, un nouveau lanceur à hydrogène et une 4ème base à Hainan, qui permettra aux débris de retomber en mer tout en réduisant les besoins en propulsion par la proximité à l’Équateur. Mais pour ces progrès, il faudra attendre 2014.
Sommaire N° 3