Argent : Politique climatique—Pékin va de l’avant

En politique d’environnement, deux avancées majeures se préparent, derrière les voiles de la trêve estivale.

[1] Le XII. Plan en gestation (2011-15), contiendra 47 indices d’évaluation des cadres et gouvernements locaux. Parmi ceux-ci, 24 seront «verts», tels la «consommation d’eau par % de PIB», la «part de houille propre utilisée», ou celle «du PIB investie dans l’environnement». C’est un tournant par rapport au plan de stimulus anticrise, qui n’avait consacré que 14,5% de ses 400MM² à des investissements « verts ». C’est aussi un compromis par rapport à la malheureuse tentative du vice-ministre Pan Yue de créer en 2008 un «PIB vert» (=PIB compensé par son coût pour l’environnement). Suite aux protestations d’apparatchiks constatant un recul de leur performance sous ce système, il avait disparu, et son auteur avec, avant d’être lancé. Aujourd’hui, on semble s’acheminer vers sa reprise au moins partielle : au nom de la promesse faite par Hu Jintao au Sommet climatique de Copenhague en décembre 2009, d’une baisse d’intensité énergétique d’ici 2020 de 40-45%.

[2] A Tianjin en octobre, la Chine va tenir la 12e et ultime session préparatoire de l’ONU avant le sommet de Cancun (29/11-10/12), en quête de l’introuvable traité de lutte contre le réchauffement climatique. Elle promet d’y venir avec de «nouvelles idées et offres pour débloquer les choses». Selon la Dr Liu Bin, de la délégation chinoise, la Chine s’apprêterait à concéder davantage sur des éléments clés du deal recherché, comme sur le principe de quotas d’émissions contraignants

 

 

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