Le dernier recensement, en 2000, avait nécessité 6millions d’enquêteurs au porte-à-porte, puis des mois de travail pour « mettre les chiffres au point ». Le prochain, 6ème du nom, est pour novembre 2010. Le goulet d’étranglement de cette enquête, réside dans les populations flottantes sans existence légale. En 2000, elles étaient estimées à près de 100M. Aujourd’hui, ces êtres au noir (typiquement, les fils cadets) ne seraient plus que 20M, souvent mineurs et cette fois, l’Etat veut retrouver leurs traces. Pour encourager leur enregistrement courageux et véridique, il leur promet aujourd’hui par voie de presse, l’impunité (l’interdiction aux cadres de taxer leurs existences hors la loi), le droit d’accès à l’école gratuite et obligatoire, et la couverture médicale. Toutefois, cette politique centrale, au 10/06, n’est pas encore connue des niveaux de base…
Curieusement, Canton annonce un plan pour légaliser 1,8M de migrants, via un genre de permis à points. Or, ce «permis de conduite morale» prévoit la suppression des points en cas d’infraction au planning familial: la punition des parents pour leurs enfants au noir.
Preuve que l’Etat, sur l’attitude à tenir face aux populations flottantes, hésite encore entre les intégrer, ou les garder dans la semi clandestinité.
Sommaire N° 22