En l’an 2000, la dernière campagne du genre, au plan national, avait vu fermer 1million de lieux de plaisirs à travers le pays. Celle qui déferle sur Pékin depuis le 11/04, culminant le 29/04 a refait le grand nettoyage, causant l’arrestation de 1132 mama-san et souteneurs (de 139 bordels), fermant 256 salons de coiffure, six saunas et 24 autres karaokés. 35 des établissements les plus huppés, tels le « Passion Club » (carte de membre : 20.000¥) ou le Mansion 8 ont été fermés pour six mois, la sanction plus ferme prévue par la loi. Ces maisons très closes avaient d’ordinaire la paix, vu la qualité des protecteurs et clients. Le message est clair et se retrouve dans d’autres campagnes contre la corruption par exemple : pas d’exception pour les riches.
La frappe n’est pas que morale, mais aussi sanitaire, car la Chine compte 4 à 10M de filles vénales, dont seules 40 à 50% emploient le préservatif, avec pour résultat que la transmission hétérosexuelle du SIDA dans une ville comme Dongguan (Canton) passait de 25% en 2007 à 50% en 2009, l’homosexualité causant 9% supplémentaires.
L’action serait à porter à l’initiative de Fu Zhenghua, nouveau chef de la police. Mais en ce genre de situation, le commerce de la chair ne disparaît jamais : il se terre !
Sommaire N° 18