Joint-venture : Branle-bas dans l’empire du vent

La tempête souffle sur l’empire des éoliennes chinoises, dont le parc doit s’accroître de 12GW en 2008 à 150 d’ici 2020. Longyuan, filiale de l’électricien Guodian vise 1MM$ en bourse de HK pour nourrir son expansion. Avec 3GW, il pesait 25% du parc national en 2008. En 2020, il veut avoir 20GW et donc redescendre en valeur relative, à 7,5%. Vestas le danois, 23% du parc mondial renforce sa nouvelle usine de 130.000m² à Tianjin, et veut avoir investi d’ici décembre 300M² en Chine, et employer 3000 personnes: ce sera sa plus grande usine au monde.

Le poids lourd Xiangtan, du Hunan, vient de racheter pour 10M² le hollandais Darwind, dans le but avoué de vendre en Europe des hyper-éoliennes de 5MW, tout en quadruplant la production. Patron à 80% de Vensys (Allemagne), Goldwind, du Xinjiang (33% du marché), s’apprête à produire pour les Etats-Unis des parcs d’éoliennes. Mais pourquoi, pour ces groupes locaux, aller chercher le marché étranger alors que la Chine dispose d’un tel marché immense? Peut-être par ce que l’Etat a décidé de faire le ménage, au profit de Shanghai Electric, groupe public qui recevra la part du lion des 7 bases d’éoliennes prévues d’ici 2020, de 120GW au total : l’empereur du vent de la Chine de demain. Dans cette perspective, il peut être sens, pour les outsiders, de préparer leur parachutage ailleurs !

 

 

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