« Nouveau départ historique », commente Hu Jintao à propos des trois jours de visite en Chine de Vladimir Poutine, le 1er ministre (12-14/10).
« La partie russe est entièrement satisfaite », renchérit le visiteur au vu du palmarès : un pacte de notification des tirs de missiles stratégiques, 3,5MM$ engagés sur une douzaine de contrats dont une possible raffinerie à Tianjin (JV Rosneft-CNPC, la compagnie nationale pétrolière), et 3 à 500 stations-services Rosneft en Chine -gadget en vogue. Les banques chinoises prêtent 1,7MM$ à leurs soeurs russes, ce qui est peu par rapport aux 25MM$ de l’an passé.
Plus fort, Gazprom promet à CNPC 70MM m3/an (à partir de 2014) de méthane de Sibérie et de Sakhaline, ce qui fera de la Chine son 1er client devant l’Allemagne. Mais en fait, les deux pays ont mis 3 ans à boucler l’accord, auquel manque encore l’essentiel, le prix… Aussi Chine et Russie n’innovent pas tant que cela, mais poursuivent leur valse-hésitation, entre l’antagonisme du passé et la communauté de destin d’avenir.
NB : La Russie a du mal à choisir, entre sa vocation de fournisseur d’hydrocarbures à l’Europe, et le « miracle » chinois dont elle veut sa part. En définitive, par rapport à 10 ans en arrière, la seule évolution de taille, est la ruine des banques russes et la fortune des chinoises. D’ailleurs, lors du sommet de la SCO (Shanghai Cooperation Organization) tenu au même moment, le seul acquis était un chèque chinois de 10MM$.
Sommaire N° 33