Joint-venture : Rio-Tinto / Chinalco : la fin d’un rêve

Depuis deux mois, Jan Du Plessis, PDG de Rio Tinto et Xiong Weiping, son collègue de Chinalco tentaient de sauver ce qui aurait été le deal du siècle. Le n°2 anglo-australien de la mine, recevait 19,5MM$ de cash pour éponger une part de ses 38,9MM$ de dettes. Le n°2 mondial de l’aluminium doublait ses près de 10% de parts de Rio, devenant alors son actionnaire majoritaire. Mais depuis les cinq continents, les autres actionnaires ont freiné des quatre fers, faisant chuter le cours de Rio jusqu’au 4/06, où Rio jette l’éponge, annonce qu’il paiera 1% de frais de dédit. Le plan «B» consiste à émettre pour  15,2MM$ de parts à prix quasi-bradé. C’est le moment pour BHP-Billiton de redresser la tête. Rio s’était jeté dans les bras de Chinalco pour éviter le mariage avec le N°1 mondial des mines, son rival. Mais BHP met 5,8MM$ dans le pot, pour une JV d’exploitation de mines de fer. Enfin, après l’échec rude de Cnooc à reprendre Unocal en 2003, c’est une rebuffade que subit la Chine toute entière, face à un monde financier anglosaxon qui n’a pas eu confiance. Ce qui lui coûtera d’une autre façon, en renforçant une dépendance dont elle voulait s’affranchir: BHP et Rio ensemble, fourniront à la Chine trois-quarts de son minerai importé !  

 

 

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