Pétrole et gaz— un « Go West » par multiples routes
Comment, pour la Chine, s’assurer une part majeure des hydrocarbures à l’Ouest de ses frontières, malgré la concurrence américaine, indienne, nippone, et le risque d’un blocus naval au détroit de Malacca? Vers l’Asie Centrale riche en pétrole, Pékin a trois fers au feu:
[1] la voie ferrée Korgas-Urumqi à la frontière kazakhe (nord Xinjiang), sera ouverte cette année, et aura coûté 861M$. Côté kazakh, le chantier suit pour rattraper l’axe Sari-Ozek, droit vers l’Ouest et ses champs pétrolifères. C’est la 2de voie ferrée sino-kazakhe,
[2] l’autre reliant Urumqi au col frontalier d’Alataw.
[3] Depuis le Xinjiang, un autre axe ferroviaire se construit de Kashgar vers l’Ouzbékistan via Kirghizstan. Il ouvrira en 2010.
Vers l’Asie du Sud-Est, les plans sont moins avancés, vu les coûts et la difficulté technique. Quel projet sortira le plus vite?
Le gazo- et oléoduc vers la Birmanie, de Sittwe à Kunming (Yunnan) ? La ligne ferrée de 6000km Kunming-Singapour ? Ou le percement d’un canal en Thaïlande dans l’isthme de Kra. En dépit de coûts financiers en MM$, sans compter les difficultés politiques, tous trois ont les meilleures chances de voir le jour.
Sommaire N° 5