Joint-venture : Le TGV monte en vitesse

Un million de voitures pour General Motors

General Motors, la multinationale américaine de l’automobile, avance mieux en Chine que chez elle, où elle franchit en 2007 la barre des 1M de ventes (+20%), contre 20.000 en 1099. Ce qui lui permet, comme dix ans plus tôt, d’investir en lourd, pariant sur une rupture technologique en ce pays, contrairement à Europe ou Amérique, trop rivés aux technologies du pétrole, pense le groupe. La Chine n’a pas les moyens, ni l’équipement d’un avenir auto « tout pétrole ».

Aussi R. Wagoner, DG-Chine de GM, prétend-il alors équiper sous 5 ans, jusqu’à 50% de sa production chinoise en moteurs hybrides et à carburant organique. Pour y parvenir, il annonce un centre de recherches géant à Shanghai, en énergies nouvelles (fuel cell, éthanol), et autres designs avancés. Le budget de 250M$ concerne un campus General Motors, dont le centre de R&D fait partie. Un autre centre à 5M$ en cinq ans, verra le jour à Pékin dans les mêmes domaines, en collaboration avec le partenaire SAIC (Shanghai Automobile Industry Co.) et l’université Tsinghua, en plus des 1300 chercheurs que GM entretient avec SAIC. Grâce à cela, dès 2010, General Motors compte fournir en Chine 10.000 véhicules hybrides.                   

NB : GM ne le dit pas, mais ses chercheurs nationaux sentent le vent du boulet : moitié moins coûteux, l’effort de R&D de GM en Chine, pourrait rendre redondante celle de GM en Amérique

Le TGV monte en vitesse

Le hasard veut que Pékin octroie à Bombardier (Canada) un contrat à 1MM² en TGV (31/10), un jour avant que son ambassadeur ne soit convoqué suite à l’entretien à Ottawa entre le 1er ministre Harper et le Dalai Lama. Mais l’usine BSP de Qingdao (Shandong), JV entre Bombardier, Power Corp (Ca) et China South Loco. a besoin d’ouvrage!

Sont commandés 640 wagons (quarante rames, 16 voitures) automoteurs dont la moitié avec couchettes, à vitesse max. de 250km/h. Les livraisons s’échelonneront entre février 2009 et août 2010. La part du contrat dévolue à Bombardier s’élève à 40%. Bombardier collectionne aussi les contrats de métro (740 voitures en 18 mois), et conforte ainsi sa position privilégiée sur ce marché.                                          

D’autre part, le montage financier pour la ligne Pékin-Shanghai apparaît, annonçant l’imminence des travaux. Son coût vient d’être révisé de 13 à 22MM².

Le chantier sera supervisé par un groupe de 26 hauts cadres, dont le vice 1er Zeng Peiyan, les mi-nistres Ma Kai (NDRC) et Liu Zhijun (chemins de fer). La gestion de l’outil reviendra à une Corporation des TGV Pékin-Shang-hai, au capital de 11MM², dont 35% au ministère, le reste des parts saupoudré entre sept provinces ou villes, des banques, assurances, le fonds de la Sécurité Sociale, un fonds étranger – encore anonyme. Apparemment, les investisseurs ne se bousculent pas : les 1ers profits n’apparaîtront que 10 ans après. Mauvais argument de vente, en cette Chine encore abonnée aux profits à court terme !

 

 

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