A la loupe : Internet -entrechats autour du marché des services

La toile chinoise a grandi de 30% en 2006, rassemblant 132M d’internautes—second réseau mondial. Deux tendances se devinent :

[1] l’intégration de services entre un téléphone mobile désormais proche de sa 3ème génération, et l’internet,

[2] le service payant -nécessité, alors que 60% des firmes du secteurs seront en faillite avant fin de l’année! En 2006, ce marché valait 100M$. Les compagnies américaines sont encore bloquées par l’ombrageuse tutelle,mais leurs années d’avance technologique et d’interaction avec l’univers commercial, pourraient changer les choses. Chaque acteur avance à tâtons, avec plusieurs fers au feu pour trouver la formule magique, entre R&D, marché, protectionnisme et censure.

Empereur local de la recherche en ligne, Baidu (64 % du marché) s’est associé en octobre avec MTV/Viacom pour vendre aux usagers (PC et mobile) son catalogue de musiques et films. MTV/Viacom a des accords similaires avec les groupes téléphoniques Unicom (130M d’abonnés) et China Mobile (300M d’abonnés, dont 1% souscrivent à un des services MTV à 8¥-16¥/ mois). Depuis décembre, Baidu a aussi sa pub sur la messagerie MSN de Microsoft, et est logé à bord des mobiles Nokia.

Google aussi, n°2 (19% du marché), a voté pour China Mobile : il renforcera son portail Mondernet, donnant accès à toutes sortes de musiques et de services. Testé depuis décembre, Mondernet reste gratuit, sauf pour l’accès à la toile. Google vient aussi -surtout- d’acheter une part secrète chez Xunlei, qui offre musiques et films piratés à 50M d’usagers. MPA, le lobby de Hollywood, fronce les sourcils, et attend la faute pour attaquer. Pour le compte de Google, Xunlei pourrait bien héberger la version chinoise de son site mondial Youtube, racheté en novembre pour la coquette somme d’1,65MM$. Et prendre la tête du marché !

Mal en point comme moteur généraliste, avec seulement 9% du marché, Yahoo reprend son souffle derrière Alibaba, sa filiale (à 40%) de commerce virtuel. Alibaba a lancé Alisoft, à destination des 40M de PME chinoises, dont 18M sont clients d’Alibaba et 500.000 d’Alisoft : il leur fournira des logiciels-PME, et gérera leur messagerie- SMS spécialisée. Alibaba garde en plus Taobao, son service de ventes aux enchères.

Etrillé, eBay lèche ses blessures, et crée avec Tom Online (services à 75M d’usagers sur mobiles), une salle de ventes virtuelles en JV : 49% pour eBay moyennant 40 M$ d’apport, 51% au sino-Hongkongaises qui ne paie que 20M$ : prix à payer par les vaincus, pour éviter d’être rayés de la carte!

NB : face à tous ces entrechats, le ministère de la culture compte les points, et avertit : toute oeuvre importée, ne peut être exploitée qu’avec son feu vert, sous peine de sanctions !

 

 

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