Fraport se place en Chine
Le 6 avril, Fraport, opérateur de l’aéroport de Francfort achète 24,5% de Xi’anyang, son homologue à Xi’an (Shaanxi). Pour cet équipement qu’empruntèrent 9,4M de passagers en 2006, le prix est de 50M².
China West Airport, groupe régional, garde 50,9% des parts, le reste revenant à la CNAC – China National Aviation Corporation (24,5%). Pour China West, l’intérêt du deal tient surtout à la compétence du partenaire allemand: Fraport développera le marketing et repensera l’outil déjà rénové mais non optimisé.
Nouveauté : c’est la 1ère fois en Chine, qu’un gestionnaire étranger d’aéroport mise sur un aéroport non coté en bourse. Pour Fraport, ce contrat récompense la patience. Dès avril 2004, avec Shanghai Airport Group, il formait une JV de consulting et de formation. En 2005, il reprenait 25% de Ningbo Lishe. D’autres palabres traînaient avec des aéroports comme Qingdao Liuting, ou pour une part du futur ensemble de Kunming (Yunnan), qui coûtera 1,9MM$. Voici enfin Fraport sur son céleste taxiway, en quête d’autres opportunités, comme une part dans la 2de phase de Guangzhou Baiyun (à 2,16MM$, dont 49% à saisir par l’étranger). De toute manière, sous trois ans, 60 aéroports sont à bâtir : il y aura matière…
Confucius veille sur le mandarin
Chen Zhili la conseillère d’Etat a inauguré le 09/04 le quartier général des 145 Instituts Confucius disséminés dans 52 pays.
Rançon du succès, la demande mondiale en mandarin croît irrésistiblement, le monde comptant aujourd’hui 40M d’étudiants en cette langue, 33% de plus en un an! Comme base d’enseignement, Pékin déploie depuis 2004 ses instituts Confucius, calqués sur le modèle des Alliances françaises.
Le projet pilote ouvrait à Tachkent (Ouzbékistan) en juin 2004, suivi d’autres éclosions tous les mois. 100 autres centres sont programmés d’ici 10 ans. Cette semaine ouvrent l’école de Novosibirsk (4ème de Russie), celle de Lincoln, Nebraska (USA). Chaque institut est installé au sein d’une université étrangère, et soutenu (en programme, et par un ou plusieurs profs délégués) par une faculté chinoise. Pour le Confucius de Lincoln, c’est Jiaotong, de Xi’an qui fera les programmes. C’est pour remettre un peu d’ordre dans cette structure volontariste et anarchique, que naît le centre logistique de Mme Chen : il traitera les demandes, affectera les budgets,harmonisera les cursus. Le CILC (Confucius Institute Logistic center) prévoit aussi l’ouverture prochaine de services en ligne et télévisés, par satellite, internet -rien n’arrête le progrès, surtout en mandarin, et sous le regard du vieux sage !
Sommaire N° 15