A la loupe : Bourse euro-française — l’appel d’offres

Le 21/09, un forum financier original se tenait à Pékin : celui de la « finance sino-française », pour défendre Europlace, la bourse de Paris, ainsi qu’Euronext, coordination des places financières de Paris, Bruxelles, Amsterdam et Lisbonne.

Une offre alléchante pour le monde chinois de l’investissement, qui avait dépêché des interlocuteurs de 1er plan tels Hu Xiaolian, présidente de la SAFE (Bureau d’Etat des changes), ou Xiang Huaicheng, Président du fonds de Sécurité sociale

Le moment est alors spécialement bon, à trois mois de l’ouverture des marchés financiers chinois, alors que les banques, fortes de leurs 20 partenaires étrangers et 18MM$ engrangés en 18 mois, vont en bourse de Hong Kong ou New York. Dans ce contexte, Christian Noyer, Gouverneur de la Banque de France et Gérard Mestrallet, Président d’Europlace, martelaient à leurs partenaires leur message : l’²uro rivalise désormais avec le US$ comme monnaie de référence, avec 20% des réserves mondiales et 60% des émissions internationales de dettes. Euronext dépasse Londres et Francfort, avec 1200 firmes cotées, 900MM² en marché de la dette, 250MM² en obligations (contre 180MM à Londres) et 2200MM² en gestion d’actifs.

Face à cela, les Chinois présentaient leurs chiffres modestes, leur courbe de croissance vertigineuse et leur marché sans fin. Le fonds de pension en août 2006, « pesait » 22,8MM², et s’apprêtait à investir à l’étranger, «même en Europe». Tout comme l’ICBC (Industrial & Commercial Bank of China), préparant sa monstrueuse entrée en bourses locale et étrangère qui lui rapportera 20MM$, et dont le vice Prsdt Li Xiaopeng (fils de Li Peng) pense investir bientôt dans « une banque étrangère ».

Bémol : Didier Balme (BNP) rappelait que les 50 banques européennes en Chine dont 14 françaises, ne tiennent que 2,5% du marché, et que la grande muraille les tenant à l’écart, sous forme d’obligation de capital, risque de se renforcer d’ici décembre, en les obligeant  à choisir entre une implantation de type «succursale» (comme banque d’affaires) ou «filiale» comme banque de détail… Manière de rappeler que la Chine financière, devra bientôt choisir : l’ouverture sera à double sens, ou ne sera pas !

 

 

Avez-vous aimé cet article ?
Note des lecteurs:
0/5
9 de Votes
Ecrire un commentaire