Ces dernières années, ce sont plutôt les firmes chinoises qui rachètent les étrangères, en électronique, électroménager voire auto.
Aussi le français SEB sema la surprise en proposant 240M² pour jusqu’à 59% de Supor (Zhejiang), n°1 chinois de la cocotte-minute, qui utiliserait les fonds pour renforcer son avance sur le marché local et ouvrir une usine au Vietnam. Sous la pression, la concurrence explose : Double Happiness (Zhuhai) et ASD, n°2 et 3, vocifèrent face à la presse, et tentent de faire bloquer la transaction. Leurs arguments : « une alliance superflue—la Chine est de toute manière imbattable », et ce contrôle assurerait à Supor un gain inéquitable en compétitivité, leur faisant risquer la fermeture… Par ses accents protectionnistes, la démarche du tandem rappelle celle de Sanny, groupe de chariots élévateurs qui avait dénoncé la reprise de Xugong, n°1 local, par l’Américain Carlysle : depuis octobre, le deal est caduc, faute de feu vert. Dans le cas de SEB-Supor, on n’en est pas là – mais tous les candidats repreneurs industriels en Chine, ont les yeux fixés sur ce dossier
Sommaire N° 26