Joint-venture : Bras de fer / minerai de fer : c’est l’heure des comptes

— Les mois de bras de fer pour la fixation du tarif annuel du minerai de fer débouchent sur l’heure des leçons : ayant claironné des mois le contraire, l’interprofession chinoise appuyée par Pékin a du signer (20/6) la hausse mondiale de 19%, succédant à celle de 71% en 2005.

Pékin aurait pu, dit un expert, limiter ses pertes en transigeant à 10% dès mars avec les marchands de Rio Tinto, CVRD  et BHP-Billiton, au lieu d’insister pour une baisse. Plus d’étude de marché et de souplesse lors des négociations, est une des règles que se promettent de suivre les aciéries. Les aciéries chinoises sauve la face en déplorant la “rupture des règles” et en annonçant une rue bataille en 2007, avec pour atout inédit sa position d’acheteur de référence, remplaçant le Japon. La Chine exigera un code de conduite (sinon un contrat) à long terme, et une solution rationnelle aux écarts entre tarifs brésiliens et australiens. Côté fournisseurs, on sait les tensions inévitables, du fait du déséquilibre pour 2 à 3 ans entre offre et demande. Enfin pour nettoyer devant sa porte, la Chine veut fermer, d’ici 5 ans, 55Mt de mauvaises capacités, pour désengorger le marché en amont et en aval, et nettoyer sa pollution. Mais selon les experts, ce sont 100Mt qu’il faut trancher pour être réaliste, alors que la production est passée de 140Mt en 2003 à 276Mt en 2005, et que les acteurs géants grandissent toujours!

NB : en cas d’affaiblissement de la demande, les conséquences seraient immédiates, empêchant de répercuter sur les prix, la hausse du minerai !

— SAIC, la marque shanghaienne aux longues dents s’affirme parmi les groupes auto locaux, comme celui ayant le plus de chance de percer.

En 20 ans à l’école de ses partenaires étrangers (VW et General Motors), elle a gagné 13,5% du marché: assez pour organiser, avant 2010, une qualité et un réseau de vente de niveaux mondiaux. D’ici là, 1,7MM$ auront été investis en usines et en une écurie de 30 modèles propres, y-compris dans les prochains mois.

La capacité aura été portée à 300.000 /an, dont 15% exportés. Le nombre d’ingénieurs au bureau d’études va aussi décoller de 700 (dont 150 hérités de Rover, repris en 2005), à 4.000 en 2015. SAIC a aussi repris pour 500M$, 51% de Ssanyong, n°1 coréen du 4×4. Mais surtout, SAIC place à sa tête Phil. Murtaugh, ex n°2, puis n°1 de GM-Chine. Avec 32 ans de métier dont 10 en Chine, il combine la compétence de management US, une connaissance pratique des marchés mondiaux, du chinois et de SAIC !

 

 

 

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