A la loupe : La Chine au chevet de sa propre santé

On avait déjà constaté le renforcement de la confiance entre autorités médicales chinoises et mondiales (VdlC n°21). Depuis lors, les signes d’embellie se poursuivent, avec l’annonce par l’OMS, (l’Organisation mondiale de la santé) le12/06, de la création proche de son centre épidémiologique à Canton, où il concentrera ses activités d’alerte, de recherche et de formation sur le Sida, le Sras et la grippe aviaire (19ème cas annoncé). L’info circulera plus vite et le soupçon que la Chine, foyer endémique de plusieurs fléaux, cherche à  découvrir seule les vaccins et modes de prévention, s’éteindra. On va donc dans le bon sens !

La Chine publie des résultats préliminaires de son vaccin anti-Sida, en test depuis 15 mois. 49 volontaires entre 18 et 51 ans ont été vaccinés en octobre : le vaccin serait «sûr» (non nocif). Reste à savoir s’il protège du Sida. Ce sera le but de la 2de phase des travaux du centre épidémiologique du Guangxi, avec des volontaires à haut risque (prostituées, camionneurs).

On voit d’autre part une autre confiance poindre à l’horizon : celle des centres de R&D étrangers, attirés par la modicité des coûts de développement de molécules nouvelles.

En moyenne, un médicament nouveau coûte 900M$ d’investissement et 16 ans de recherche, alors que 9/10ème de ces médicaments sont abandonnés en route. Or en Chine, de tels coûts sont érodés de 30% au moins, et le laboratoire Quintiles (US) a déjà reçu cette année, deux certifications internationales à partir de son centre de R&D ouvert en 2003. Cette année, il programme déjà 30 à 50 tests !

Soyons clair : la qualité de ce système de santé chinois reste très basse, altérée par la corruption, comme celle des comités «élus» en avril pour répartir la manne du Fonds global de lutte anti-sida (de l’OMS en 100 aines M$ ). Suite à un tollé général (l’élection de caciques plutôt que de médecins, ONG et malades), la Chine accepte que l’Unaids inspecte l’honnêteté de ce scrutin !

Tandis que dans les hôpitaux, les médecins et infirmières seront incités à refuser « les pots de vin contre bons soins ». L’objectif étant, entre autres, de couper la relation entre les médecins et les laboratoires et contraindre ceux-ci à utiliser les « 1.113 » drogues récemment approuvées, génériques et donc bien moins chères !

 

 

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