Temps fort : Industrie automobile, vrombissements et plans d’avenir

Après avoir co-produit pendant 20 ans  les modèles de Volkswagen (VW) puis General Motors (GM), SAIC le shanghaien piaffe de rouler de ses propres roues.

Il investira 1MM² sur 2 centres R&D de 4000 ingénieurs (Angleterre et Shanghai) 5 plateformes, y-compris à l’usine neuve de Shanghai – Lingang, reprise à VW. D’ici 2010, SAIC veut 30 modèles, 300.000 voitures/an (45.000 à l’export), et 400.000 moteurs.  

Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, VW «l’encourage à s’émanciper», et  tente de sortir du gouffre après une difficile année 2005, l’ayant fait chuter à 17% du marché (119M² de pertes) – VW en avait longtemps tenu la moitié. Economies : il abandonne ses projets d’expansion, et vise modeste:

[1] son maintien comme n°1 et

[2] faire du profit.

Plusieurs coupes dans ses prix lui ont permis de vider en un an 2/3 des invendus, ramenés à 70.000. Il sort la Sagitar (10/04) à 17900², pour yuppy chinois, et veut élargir sa gamme de 12 modèles sous 3 ans.

Après la plainte des US, de l’Union Européenne et du Canada pour taxation au tarif-voiture de pièces importées (25% au lieu de10%), Pékin de discuter avec ses opposants, et a 3 mois pour trouver un accord. En cas de blocage, le verdict de l’OMC prendra 3 ans -toujours ca de gagné!

L’enjeu est fort: 25MM$ d’ici 2010 sur le marché de l’entretien (des 56M de voitures roulant alors, dont 9M neuves), mais beaucoup plus sur le marché mondial, car l’étranger se voit privé du droit de monter ses voitures en Chine , à partir de ses pièces. Par cette stratégie, Pékin peut espérer efficacement drainer des parts de marché mondial, exporter du « 100% made in China », selon ses ambitions qui apparaissent décidément grandes !

 

 

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