— CITIC, le conglomérat financier créé par Deng Xiaoping dans les années ’80 en contrepoids aux banques d’Etat, fait l’ascension ultra-rapide des cimes de la Chine fiduciaire.
En 2005, il avait repris pour 2,91MM¥ de maisons de courtage. Par sa filiale CITIC Fund Management Co, il était aussi n°14 national de la gestion de fonds : voilà que d’une opération, il devient n°2, en acquérant 40,7% de parts du groupe Huaxia, dépendance de la mairie de Pékin. Il lui en coûte 330M¥.
Or, selon la règle de la CSRC (la commission de régulation des bourses), il doit fusionner les deux maisons. Les fonds gérés par Huaxia atteignent 40MM¥, ceux par CITIC Fund, 10MM¥ : la nouvelle filiale sera en 2de position derrière China Southern Fund !
Citic marque ainsi un pas dans la consolidation d’un secteur que le législateur avait voulu morcelé, mais qui végète pour cette raison : en 2004, l’épargne placée en tels fonds baissait de 850M$, et entre janvier et février, 40MM de titres de fonds ouverts, avaient dû être remboursés!
— Positivement étonnant, M. Huang Guangyu !
Débarqué de Canton en ’87 « avec 4000¥ en poche » (dixit la légende), il créait à 17 ans le 1er magasin de sa chaîne d’électroménager, Gome. 20 ans après, avec 1,7MM$ au soleil et 400 magasins dans 69 villes, Il est l’homme le plus riche de Chine.
A ce pactole, il vient d’ajouter 900M$, en revendant (28/3) en bourse de HK à sa propre Cie listée, le tiers de magasins qu’il gardait encore en son nom propre. Dans cette transaction, Huang se fait payer partiellement en parts nouvelles, ce qui lui permet d’augmenter en même temps son contrôle sur la firme cotée, de 66% à 75% – très fort !
D’ici 2008, avec l’argent frais des actionnaires, le chevalier du négoce se fait fort de faire passer sa part du marché national de 6% l’an passé, à 15%.
Pas mal pour quelqu’un qui, avant l’entrée en bourse, ne possédait pas son réseau, financé au départ par des groupes tels Haier, anxieux de créer ce type d’outil de vente !
Sommaire N° 12