— Un anneau ferroviaire rapide autour du Shandong : tel est le projet de cette péninsule très dense (80Mhts).
Cet “intercity” maritime de 725km de pourtour, devant mettre d’ici 2010 à une heure l’une de l’autre de métropoles comme Qingdao, Yantai et Weihai, 17% de la population de la province, avec leurs 18 ports, 2 aéroports internationaux et zones industrielles.
Le projet doit encore recevoir son approbation (formelle) du Congrès local en mars : il permettra de délester la moitié du trafic lourd de la zone, et de combler dans les chemins de fer l’avance prise par le réseau autoroutier, réduisant les distances vers Pékin et la mer de Bohai, l’axe riche de Chine du Nord !
— Cela fait 10 ans que la Chine tente d’introduire les pistachiers, sur des terroirs du Hebei, du Gansu ou du Yunnan, -sans succès. Jusqu’à ce jour de 2001 où Li Yuzhang, agronome et businessman, fit l’essai à Kashgar (Xinjiang) : succès immédiat, dû à un bon ensoleillement et une généreuse nappe aquifère.
Avec le soutien du gouvernement local, il a créé Cadina, compagnie qui ambitionne de créer d’ici 2020, sur 67.000ha, le 3ème verger mondial, après Kerman (Iran, 45% de la production), et la Californie (25%). 0,9M de paysans, jusqu’à 1/3 du paysannat local seraient associés – la nouvelle ne précise pas comment. Le marché sera d’abord intérieur : la Chine importait 50.000t en 2003 (13% du marché mondial). Or, le pistachier rapporterait 9000$/ha, soit 6 à 8 fois plus que blé et coton, les cultures locales. De quoi tirer de la misère, peut-être, le paysan de Kashgar qui survit de 870¥/an – à peine 1/3 de la moyenne nationale.
Si l’information est vérifiée, Bob Klein, expert californien de la pistache, estime à 800 hectares les surfaces chinoises plantées en pistachiers, et affirme que le pays n’a pas le savoir-faire pour protéger des pestes un verger de grande envergure !
Sommaire N° 4