— En 2004, une 100aine de patrons chinois sur 254 interrogés déclarèrent que si le SIDA n’était pas visible dans leur compagnie, il y deviendrait le risque épidémiologique n°1 sous 5 ans.
Etudié par le Word Economic Forum, le danger, ici, est chez les hommes d’affaires en mission, refusant le contact sexuel protégé. Si ces firmes réalisent le danger, elles n’y ont pas réagi puisque seule une 10aines’est dotée d’une stratégie de lutte, et qu’une 50aine a pris des mesures (conférences, pamphlets, distributions de condoms)…
Par ailleurs, parmi les initiatives anti-Sida qui se poursuivent en Chine, les plus récentes sont :
[1] un vaccin local en cours de test dans le Guangxi, et
[2] la fondation lancée par Bill Clinton à Pékin, sur le modèle d’une ONG Lixin (Anhui). La fondation Clinton invitera, un mois aux Etats-Unis, 8 médecins en formation, avant de les lancer 8 mois en Chine dans un foyer épidémique démuni, tel le Henan.
— Gros problème au Shandong, en matière d’application du planning familial.
En principe, les familles paysannes ont droit à 2 enfants, sauf si le 1erest un garçon (alors, 1 seul!). En pratique, partout, les cadres s’enrichissent par taxes illégales (3000¥) sur les contrevenants : plus la natalité est forte, meilleurs sont les comptes.
Mais vient l’heures des bilans : en 2004, le canton de Yinan avouait le plus fort dépassement de la province, déjà surpeuplée (1/4 de France pour 80M habitants). Alors, de mars à juillet, le planning força, de village en village, les femmes enceintes “illégales” à avorter, et les couples ayant atteint leur quota, à la stérilisation. 7000 personnes furent victimes. Plusieurs ayant résisté, seraient morts, selon la source. Ce sujet est censuré dans la presse chinoise, et Chen Guangchen, le dénonciateur auprès de Time Magazine, est depuis lors, en résidence surveillée.
Sommaire N° 29