Temps fort : Hu Jintao en Amérique : des relations cordiales obligatoires

Avec l’étranger aussi, la rentrée diplomatique se fait intense.

La Chine sait qu’à moyen terme, faute de  se doter d’un marché unique, et d’étendre à tous, sa couverture sociale, sa croissance dépendra de l’extérieur. Elle n’a donc rien à refuser à ses partenaires—c’est le sens du compromis textile passé avec l’Union Européenne, et celui du voyage du Président Hu Jintao en Amérique (Canada, Mexique, US).

A Ottawa avec Paul Martin le 1er Ministre (08/09), Hu célébra des échanges en pleine explosion, 15,5MM$ en 2004 (+55%), prépara les achats futurs de sables bitumineux de l’Alberta, d’uranium pour les 40 centrales nucléaires annoncées d’ici 2020, et salua le 1M de sino-canadiens naturalisés. Hasard heureux: au même moment se dessinait la déportation proche pour Lai Changxing, escroc que Pékin réclame, réfugié à Vancouver depuis 1999, expulsable après avoir épuisé ses derniers moyens juridiques !

Au Mexique, (12/09), 7 accords commerciaux (agricole, pêche, industrie légère) furent signés avec le Président V. Fox. Les 15MM$ d’échanges sont lourdement en faveur de la Chine, et le Mexique reproche une forte contrebande chinoise —Hu a promis un « coup de torchon ». Ici, la bonne entente n’allait pas de soi : Mexico ayant le plus souffert de l’émergence chinoise, surtout sur son marché US.

Hu rencontra George W. Bush à New York (13/9), en marge du sommet de l’ONU -rattrapage du sommet annulé 10 jours avant pour cause de typhon Katrina. Ici aussi, Hu promit d’améliorer la lutte contre le piratage des produits US, et d’intervenir dans les difficiles négociations avec Pyongyang ainsi qu’avec Téhéran, pour freiner la course à la bombe atomique. Bush accepta une invitation de Hu pour se rendre à Pékin en novembre, démontrant des relations malgré tout en nette embellie !

 

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