La China Banking Regulatory Commission (CBRC) a tranché : pas de Banque de l’Emploi à Chongqing.
A 120M$ de capital, elle eût été la 1ère banque entièrement privée en Chine. La CBRC reproche un flou sur le rôle des 16 actionnaires (elle craint les détournements), et l’absence de partenaire étranger.
Mais justement, elle veut que les quatre grandes banques publiques nouent leurs alliances et puisent au capital boursier mondial, avant que n’existent ces banques dont la concurrence serait dévastatrice, sans dettes, et non liées au Parti !
Pour l’heure, c’est la Banque de la Communication (BoCom) qui va tenir cette image, en bourse de Hong Kong au 23/6, pour 1,9 MM$ recherchés. Les 1ères réactions sont bonnes. Le public mise sur les 19,9% de parts aux mains d’HSBC (le géant bancaire HongKongo-anglais), parrain dont il attend une gestion rigoureuse, et les seulement 25,5% de parts de l’Etat. Les 25% de créances douteuses de BoCom, ne semblent pas être un handicap!
NB : les 1,9MM$ recherchés, sont l’exact égal du cadeau d’impôts fait en 2004 à la banque de la construction (CCB), et 65% des 3MM$ offerts par l’américaine BoA à la même CCB (2,5MM$ de suite, 0,5 lors de l’entrée en bourse) : clairement, chez CCB, la recapitalisation s’accélère, avant l’entrée en bourse!
Enfin, la Banque populaire de Chine (BPdC) et Experian, n°3 mondial (britannique) de la référence-crédit préparent un Bureau National du crédit.
Experian soutiendra la mise en place de la base de données et renforcera la gestion du crédit, dont le coût pourrait chuter de 80%, une fois sous contrôle informatique, supprimant ainsi l’essentiel des mauvaises dettes. Révolution technique d’une faisabilité non démontrée, car elle présuppose une rupture politique, et la docilité des cadres (patrons, banquiers) qui perdront leurs privilèges… Mais une telle séparation électronique du Parti et de la finance est-elle possible, ou utopique ?
Sommaire N° 20