Joint-venture : Le dernier jouet intégral de Warner Bros

— La demande chinoise en films étrangers est  palpable dans la rue avec partout ces ventes de DVD pirates -signe d’ une industrie mal gérée, de télévision et d’un cinéma compassé, joué dans des salles inconfortables et chères. Mais Hollywood arrive!

Depuis janvier 2004, OMC oblige, l’étranger peut détenir jusqu’à 75% d’un studio de production. Warner Bros se rue dans la brèche (15/10), créant sa JV avec China Film (Entreprise d’Etat, 40%) et Hengdian (privé, 30%). Ainsi WB s’offre un outil de plus sur ce marché encore enclavé, s’ajoutant à ses 40 salles obscures, et ses chaînes de vente et de location de DVD, ce qui le rend titulaire du 1er empire verticalement intégré de l’audiovisuel. Dans son studio, Warner produira pour le cinéma et la TV. Sous la censure, bien sûr!

— Le 11/10 à Shanghai,  Jacques Chirac ouvrait le Centre franco-chinois de sciences et technologie, JV entre l’université Tongji et ParisTech, club des écoles d’ingénieurs de Paris.

Dix jours après, c’est au tour de Compiègne, douce ville de 41000 habitants, d’annoncer l’arrivée d’une plate-forme technologique entre chez elle, et Shanghai. Dès 2006, 200 Français seront formés 2 ans à l’université de Shanghai, dans un institut de 20.000m² aux 7 profs chinois et 6 français, tandis que 200 Chinois étudieront à l’UTC (Université technologique de Compiègne) dans la capitale picarde.

Deux originalités: Shanghai va payer le 1M²/an normalement imputable à l’UTC (c’est donc, plus qu’un échange, la vente d’un modèle français), et les groupes français faisant faire leur recherche industrielle par l’UTC, prennent une option sur les futurs diplômés des deux bords, qui travailleront dans leurs centres de R&D délocalisés en Chine.

 

 

 

 

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