Temps fort : Europe et Chine : des pas en avant, d’autres en arrière

Les rapports sino-européens prospèrent, expression d’une volonté commune d’affranchissement de la sphère d’influence américaine.

Ces 8 derniers mois, l’Union Européenne est passée 1er  partenaire commercial chinois, battant d’une courte tête les US avec 111MM$ d’échange (+37%), 4MM$ de plus. Ce trafic est aussi plus équilibré : 19,3MM$ de déficit pour l’UE, contre 46,4MM$ aux USA. L’embellie va avec des manifestation de bonne volonté de part et d’autre : levée partielle de l’embargo de l’Union Européenne sur la crevette et la carpe, le lapin et le miel chinois, pour 500M$. 1er achat chinois de blé français en 9 ans, 0,7Mt pour 150M$ (voire 2Mt, sur les 10Mt d’import planifié cette saison). Entrée future d’Air China en bourse de Londres, moins regardante et moins chère que celle de New York, pénalisée par la loi Sarbanes-Oxley qui resserre au 31/12 les contrôles comptables aux candidats extérieurs…

Inévitablement, face à ces secteurs en progrès, d’autres engrenages grincent.

Des barrières post-OMC s’érigent de part et d’autre, non tarifaires en Chine (durée discriminante d’agrément des cosmétiques), tarifaires en Union Européenne : Pékin, comme New Delhi vont perdre leur tarifs douaniers allégés pour PVD (comme tout pays contrôlant 15% d’un  marché  de l’Union Européenne, voire 12,5% en textiles).

Et le temps se gâte dans l’export chinois d’ampoules électriques fluo basse consommation : un seul producteur a coopéré dans la procédure de Bruxelles en contournement de mesures anti-dumping  (par l’étiquetage /réemballage/ montage ailleurs en Asie).

N’ayant rien à dire, les producteurs ne cherchent même pas à se défendre. 200M$ de commandes annuelles, non rémunératrices agonisent, et 100 PME chinoises avec!

 

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