Joint-venture : Avalanche de tacots chinois aux USA ?

— La TV couleur voit un remake du scénario de la coopération “forcée”, vécue dans le DVD.

Copiant la recherche de l’étranger, l’un comme l’autre purent en un temps record produire en masse à bas prix, gagnant ainsi leur marché intérieur et se taillant de belles parts à l’étranger. Mais au risque de subir de ruineux procès pour piratage : pour régulariser, deux techniques sont disponibles.

1. Changhong, n°1 de la télévision en Chine (12M de postes,16% du marché en 2003), signe un accord de partenariat stratégique multimedia avec Microsoft (27/6) : la firme de Chengdu recevra les technologies avancées de Microsoft pour créer des modèles digitaux. En retour, la compagnie de Bill Gates (à Pékin la semaine dernière) gagne l’accès au réseau de détaillants de Changhong.

2. En DVD, les propriétaires ont déjà fourni leurs brevets à l’association des producteurs chinois, moyennant royalty de 5$/unité.

La presse économique prête à Intel des négociations en ce sens, sur les écrans plats (TV) utilisant son standard : 0,05$ /unité d’abord, puis 2 à 4$ selon modèle.  NB : Intel dément… mais Forbes reprend l’info!

— En 2003, Dentsu, géant japonais de la publicité passe en 1ère position sur le marché chinois pour le revenu.

Contrairement à l’Union Européene ou aux US, chacun aux mains de quelques grands, la Chine, 5 ème ou 6ème mondiale (6,1MM²) est atomisée entre 90000 PME de pub, protégées par leurs establishments politiques locaux: occasion pour Dentsu, qui y augmente son chiffre de 51% l’an passé, à 233M².

Sa force de frappe est renforcée par le déclin de l’intervention étatique, et la montée en puissance en Chine des boîtes nippones, dont le système de coopération privilégiée (keiretsu) finit par s’imposer : ses deux principaux clients sont Toyota et Canon!

NB : un prochain client pourrait être Renesas, le n°3 mondial du micro processeur (réincarnation, sur ce produit de Hitachi et Mitsubishi Electric) qui s’apprête à mettre 276M$ sur ses deux usines (Pékin, Jiangsu) pour y tripler la production à 60M de « puces »  par mois, passant à 5% du marché.

D. Shelburg,courtier auto d’Arizona,veut écouler aux US d’ici Noël, via 100 vendeurs franchisés,  60.000 voitures et vans de marques 100% chinoises, Geely, Great Wall et Gonow, à moins de 10.000$ pièce. Selon nos sources, aucune chance : ces véhicules “ne tiennent pas la route”, face aux normes US.

Même pour une offre de qualité, le marché mondial n’est pas prêt : la tentative d’export par Volkswagen, VW-Chine, de 6000 Polo vers l’Australie s’est soldée par un échec. Shelburg pousserait ce bluff pour servir sa position en bourse yankee.

NB: dans l’automobile aussi, s’annoncent en Chine des retentissants procès pour piratage. En tête de liste, les marques locales citées!

 

 

 

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