Face à sa soeur de l’Ouest, la médecine traditionnelle chinoise -MTC est handicapée par une efficacité nettement moindre et l’avance technologique de sa riva-le. Avec 12,3MM$ de ventes de jan à oct (+19%), le remède occidental tient 55% du marché contre 5,6 MM$ et +14,5% au MTC. A présent apparaît dans l’univers potard, une niche qui deviendra grande : le composé bio (aliment médicinal), 1,7MM$ (+27%).
CPhI, le salon pharmaceutique aux 460 exposants dont 100 étrangers (Shanghai, 8-10/12) fait le point sur cette 2de industrie du monde en volume (560.000t/an), 3MM$ d’export (et 1,3MM$ d’import), sans compter 0,9MM$ d’achat de licences.
Vu le coût de la recherche et l’avance extérieure, la Chine n’a d’autre choix que d’investir dans ce qu’ elle maîtrise, les MTC, moyennant un effort encore dans les langes, de normalisation et de rupture de sa tradition de secret familial. Elle en espère un retour de mode: le MTC, bien fait, n’a pas d’effet secondaire!
Dans ce domaine, l’accord annoncé entre Tongrentang et Hutchison, est emblématique.
Le groupe financier de Hong Kong (Li Ka-shing) et le n°1 chinois du MTC veulent injecter ensemble 250M$ dans une JV à +- 50/50%. Fonctionnant comme une holding (ou une reprise déguisée?), la JV investira à tous les niveaux de la chaîne : R&D, production, emballage, export (vers Singapour, Philippines, Indonésie). Le but est de tripler les pharmacies du groupe d’ici 2010, à 900 en Chine, et 100 à l’étranger.
NB: La pharmacie chinoise s’essaie aussi sur des créneaux plus futuristes tel le Gendicine, remède du carcinome, cancer de la peau. Produit par Sibiono (Shenzhen), il est le1ermédicament génétique approuvé en Chine (sur terre?) en octobre, par la SDFA.
Sommaire N° 40