Au printemps dans l’hiver de la bourse mondiale, la Chine fait mieux que se défendre. Une donnée résume tout: l’indice Hang Seng (HK) des titres chinois s’est catapulté à +126% depuis janvier. A New York, l’action Ctrip.com, l’agence chinoise de voyage en ligne a quasi-doublé à son 1er jour, de 18 à 33.94$ (9/12) : du plus vu au Dow Jones depuis novembre 2000!
La plus haute cotation mondiale en 2003 ira à China Life, qui place ainsi 1/4 de son capital. Les 17/12 à NY,18/12 à HK, son listing atteindra 3MM$. Succès garanti sur facture par des magnat Hong kongais, Li Ka-shing (Cheung Kong, Hutchison) et Lee Shau-kee (Henderson) qui y placent 200M$ chaque, ou Cheung Yu Tung (New World Development), 100M$.
Le 15/12, Great Wall-Auto (Hebei) se présentait à HK : cet auteur du tiers des “pick-up” et du quart des 4×4 vendus en Chine doit drainer 196M$ d’épargne du Rocher -l’appel d’offre fut couvert 600 fois!
Début 2004, ce sera à Mingsheng de suivre au HKSE, la bourse de Hong Kong. Avec seulement 2% de mauvaises dettes pour 30,7 MM$ d’actifs, la banque privée (proche de la mairie de Pékin) est certaine de récolter le 1MM$ attendu.
Face à cette cavalcade triomphale de firmes chinoises hors du pays, la contre-performance de la dernière obligation de la BPdC attire le regard. C’était le 3. tirage en un mois (9/12), pour 3,6MM$ sur le marché interbanques, destiné à éponger le surplus de liquidités et rendre les banques un peu plus circonspecte en matière de prêts. Depuis avril, elle a ainsi extrait l’équivalent de 72MM$. Cette fois, les banques ont “calé”. Les experts accusent le taux d’intérêt.
Ce que cela veut dire :
[1] la liberté de gestion des banques est réelle. Elles prennent les consignes de rentabilité au sérieux : leur indépendance future est à ce prix. Autrement dit,
[2] pour refroidir l’économie, il faudra plus que cette technique monétaire isolée!
Sommaire N° 40