A la loupe : Maglev allemand – le hennissant retour!

Au printemps, Thyssen Krupp, vendeur du Maglev (train électromagnétique) à Pudong (Shanghai) annonçait l’échec de sa candidature sous le nom de Transrapid, pour prolonger jusqu’à Pékin. Aujourd’hui cependant, l’espoir est de retour !

Ce qui s’est passé: un conflit entre le ministre de la Technologie (fan de Maglev) et celui des Chemins de fer (supporter du TGV-ICE franco-allemand) – au détriment du Shinkanzen nippon, pour l’instant mal vu, pour cause d’inimitié historique.

La remontée de Transrapid (Maglev) vient de la mutation en cours – du recul de l’interventionnisme politique dans les débats techniques. Les «cheminots» constatent que Maglev ne concurrence pas le train, mais l’avion, que la Chine ne produit pas. Joue aussi la lame de fond de restructuration : la construction ferroviaire est recentrée en 3 groupes à Changchun, Sifang (à Qingdao) et Zhuzhou (Hunan), en cours de privatisation. «L’avenir, déclare un officiel, dépendra de qui, des rivaux, deviendra propriétaire de la licence Maglev ».

Enfin, malgré le prix prohibitif de cette technologie (1,5MM$) et les années de travaux avant d’obtenir l’outil, les partenaires (Thyssen Krupp, et SMT, Société mixte possédée par 6 groupes locaux dont Baosteel, Shentong et Saic) ont repris espoir, et négocient une prolongation vers Hangzhou (200km au sud), 300 vers Nankin (direction Pékin, qu’il relierait à Shanghai en moins de 3h). A Pudong, le Maglev sera certifié au 1er jan 2004, et attire les week end (jours d’ouverture à l’essai) le public, curieux de découvrir ce véhicule atteignant 430km en 3 minutes, et couvrant ses 40km en 7 minutes, dans un silence et confort parfaits!

 

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