A la loupe : SARS / SRAS – c’est fini – mais…

Dernière région du monde figurant aux deux listes noires de l’OMS (celle des destinations de voyages déconseillées, et celle des foyers de contamination), Pékin vient d’en être gommée (24/6) par son directeur régional, le Dr nippon Shigeru Omi, après exactement 2 mois de ban. Décision qui  suit la déclassification, la veille, de HK comme foyer d’infection. Ceci, malgré qu’un nouveau cas enregistré à Canton le 25/6 y ait été soigné – pas de danger, estime l’OMS. La radiation de Taïwan des listes infamantes, est elle aussi imminente!

Le Pékin de la rue s’est réjoui, et a fait fête. Pékin est absoute, parce qu’elle n’a plus connu de cas depuis 20 jours, et à moins de 60 (càd 47) malades en convalescence. En réalité, elle avait reconnu 2 cas (11 et 17/6), mais l’un était un ex-suspect, et l’autre, non confirmé. Pékin vit sous la pression de franchir cette étape avant 1er juillet, date du 82ème anniversaire du PCC où Hu Jintao devrait annoncer  la couleur de l’avenir, et promulguer la victoire du Parti sur le SRAS –à un prix certain, qui commence à apparaître avec précision.

Au minimum (chiffres officiels), 347 Chinois sont morts du virus, dont 191 Pékinois. Les pertes des PME et des services atteindraient 48MM$ soit 10 % du PIB semestriel (plus que durant la crise de 1997). Un sondage révèle que 25% des Pékinois ont vu leur revenu baisser, de 20 à 60% selon les cas. Le commerce extérieur aurait perdu 10MM$ (sur 625 l’an passé), et les IDE 1MM$ (sur 50). Restent à reconstruire les 8M de jobs perdus, la santé publique, et surtout, l’image du Parti !

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