Argent : vin—l’Orient est rouge!

Zhong Guan Cun, Quartier “Latin” et technologique de Pékin, 10.000 firmes, ouvrit sans fanfare en janv. une simili place boursière de vente d’entreprises. Entretemps, 310 boîtes publiques ou hightech y quêtent les participations d’acteurs institutionnels chinois ou étrangers. Les 20 courtiers agréés vérifient la qualité des offres (rapports d’exercice et actifs), et se notifient mutuellement les demandes, forme d’enchères étalées dans le temps. Procédure lourde, mais qui tente de garantir la transparence. Il s’agit d’un autre outil testé en Chine pour relancer la réforme financière (cf p.1). Il se fera au bénéfice des PME, et de Pékin – un peu en ersatz du marché des valeurs technologiques accordé depuis des ans à Shenzhen, mais reporté sine die.

— Plus de 40% des “vins” bus en Chine en 2002 contenaient jusqu’à la moitié de substances autres que raisin (eau, sucre, fruits…). Pratique légale, justifiée par l’expansion du secteur, la plus forte au monde, mais qui posait des problèmes : en 2002, la viniculture chinoise atteignait 5,8M hecto mais la consommation n’était que de 4M. Le secteur réalise que l’avenir est à la qualité, et que la Chine a toutes ses chances à l’export (elle exportait 50.000 hectos l’an dernier). Depuis le 24/5, les commerçants se voient imposer de réétiqueter leur faux vin et au 30/6, seul le vin à 100% de moût de raisin sera légitime en Chine. Ainsi, la Chine adopte les standards mondiaux, et se prépare un avenir radieux. Deux simples chiffres montrent ses chances d’expansion: en 2000, le vin n’occupait que 6,8% du marché in-térieur des spiritueux et 1% du marché mondial. Avec un chiffre d’affaires dès 2001 de 17MM$, et une capacité de production à bas prix et de qualité (grâce à l’import d’ expertise étrangère) les vins chinois ont tout pour faire un tabac !   

 

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