A la loupe : Equipt’s gaziers:coup d’envoi du match

La signature du contrat du gazoduc Urumqi-Shanghai entre PetroChina et le consortium Shell, (VdlC n°24), a lancé le plus gros chantier de l’an 2002. En aval, 20MM$ d’équipements excitent les convoitises, pour convertir le gaz du Xinjiang en électricité à distribuer aux usagers sur la route! Siemens ouvre le bal, offrant de livrer 23 centrales400Mw, la plupart sur le gazoduc : tir groupé, permettant de livrer et entretenir à moindre coût. Siemens joue de son image : 25% des centrales importées en Chine portent sa griffe.

En distribution, trois petits groupes de HK tiennent pour l’instant le haut du pavé. Towngaz prend, pour 145M$, en JV 50/50, une part du réseau de Nankin, et détient déjà, en JV, 11 villes (Guangdong, Shandong). Xin’ao veut mettre 120M$ d’ici 2005, et Panva le décuple d’ici 2010, en réseaux urbains et gazoducs.

Partenaire N°1 dans ces JV, China Gas, dénonce le désordre du secteur, dû aux outsiders (télécoms, immobilier…) attirés par l’argent facile de la taxe de raccordement (jusqu’à 485 US$ /famille), plus que par la distribution elle-même. Du bout des lèvres, China Gas appelle Pékin à tolérer une majorité pour l’étranger dans les JV, afin d’accélérer l’import de compétences !

NB : cette fièvre du secteur est due à la marche à étape forcée vers la diversification: d’ici 2005 la consommation en gaz doit doubler, à 60MM m3, pour échapper au charbon (sale) et au pétrole (dépendance trop exclusive du Moyen-Orient) : rançon d’une croissance trop vive !

Avez-vous aimé cet article ?
Note des lecteurs:
0/5
9 de Votes
Ecrire un commentaire