· En juin 2000, sous le coup d’une enquête anti-dumping de la Commission européenne, pour les exports d’ampoules à basse consommation d’énergie, l’interprofession chinoise opta pour rejeter l’offre de conciliation du plaignant Philips, et confia sa défense à un cabinet d’avocats français. L’enjeu était de taille: 60% de ces ampoules éco. vendues dans l’UE (100M$/an) venaient de la RPC. Mais la décision préliminaire de Bruxelles (16/2), a grillé les espoirs des producteurs : 74,4% de taxes à 200 producteurs, et jusqu’à 59,6% à huit autres. Sauf infirmation du verdict en appel, le marché de l’UE est bel et bien fermé au cartel chinois: avec plus de 20% de taxes, "finis les profits" affirme une firme touchée.
· Février fut difficile pour les firmes japonaises, en Chine. JAL affronta les accusations de racisme de 100 passagers chinois (discriminés lors d’une escale), et les importations de la Pajero Mitsubishi furent interdites, après découverte de vices cachés dans le circuit de freins. Yamaha a attaqué en justice, pour vol de marque (21/2) Huatian (Zhejiang) et Nihon Yamaha (enregistrée au Japon un an plus tôt): en JV depuis octobre, Huatian/Nihon vendaient des motos sous le nom de Yamaha en alphabet, et nihon ("Japon") en idéogrammes. Ne laissant rien au hasard, Nihon avait aussi déposé Nihon Honda, Nihon-Suzuki, Nihon-Kawasaki et Nihon-Matsushita! Yamaha, qui compte deux joint ventures en Chine (à Chongqing, Hunan), a de bonnes chances d’obtenir gain de cause.
Sommaire N° 8