Argent : médecine à l’index publicitaire

· Inexistante il y a vingt ans à peine, l’industrie publicitaire s’est massivement développée, avec l’émergence de la classe consumériste. En 2000, le marché a atteint 9,7MM$ – 4ème rang mondial. Or 3 des 10 plus gros annonceurs (dont le 1er, Naobaijin Health products, 125M$) sont des firmes pharmaceutiques, et leurs campagnes sur les vitamines et les boissons médicinales monopolisent à elles seules 11,3% (1,1MM$) du marché. Les laboratoires ne lésinent pas sur les moyens, car ils connaissent la tendance dominante de leurs compatriotes à l’automédication (consultations trop chères) : 80% d’entre eux choisissent leurs "drogues" d’après les pubs. Effets secondaires, les plaintes pour publicité mensongère se multiplient. En réponse, le Bureau National des Médicaments a déjà imposé l’embargo sur les annonces pour tout médicament sur ordonnance. Par ailleurs, à partir du 1er décembre 2001, sera interdit de faire apparaître acteurs, chanteurs ou athlètes comme «utilisateurs satisfaits» (influence de 90% des achats). Seront bannis des réclames les institutions, labos, docteurs, spécialistes, patients, ainsi que des arguments de vente tels «satisfait ou remboursé», ou "succès garanti de votre fils à l’examen". Enfin, la tutelle demande aux firmes d’inscrire sur la notice de conseiller au patient la visite médicale et le respect de la posologie.

 

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