Petit Peuple : la revendication du droit au baiser

· Deux procès estivaux marquent les progrès rapides de la sensibilité personnelle – l’éveil du citoyen à ce qu’il considère comme ses droits, et les problèmes qui en découlent, entre l’ancienne et la nouvelle mentalité. Cité par le Soir de Pékin (06/08), à la cantine d’un restaurant pékinois de fruits de mer, un employé détestant sa ration de porc, s’était avisé de la mettre aux déchets. Outré par ce gâchis, le patron répliqua en placardant au tableau du personnel une punition peu usuelle – le plongeur fut privé de viande durant un mois. Ce dernier répliqua en réclamant une aide juridique afin de défendre sa dignité. Deux mois avant, à Guangshan (Sichuan), Mme Tao avait été renversée par un chauffeur ivre. D’abord prête à oublier, elle vient de quérir compensation de la perte de son «droit au baiser». En effet son visage a été meurtri, aux lèvres surtout, et Mme Tao allègue que son mari n’aime plus ses étreintes. Très suivi par le monde de la basoche, ce procès permettra un débat rare, et conditionnera surtout l’avenir de l’accidentée -car en ce pays, une femme défigurée et quittée, peut connaître des jours difficiles.

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