Le 1er semestre 2001 a été marqué par plus de 160.000 crimes liés aux stupéfiants (+32,6%), 28.000 arrestations (+15 ;4%), et des saisies-record : 6,2t. d’héroïne (+75%), 1,9t. d’opium (+110%), 2,9 tonnes d’ice (+17%) et 640.000 pilules d’ecstasy. Au 1er semestre, la Chine comptait 860.000 drogués officiels (et 12M réels, de source US), dont moins de 10% acheminés vers la désintoxication ou les camps.
D’où vient la drogue? A 80% du Triangle d’or, Laos et Thaïlande et surtout Birmanie. La nouvelle, cette semaine, consiste dans le sommet de la drogue tenu à Pékin (28/8) au plan ministériel à quatre pays, afin d’accélérer échange d’infos, perfectionnement des techniques de répression, la formation des policiers et l’encouragement à d’autres cultures que le pavot. La Chine ne produit pas de drogue, mais des filières puissantes passent par chez elle, en croissance rapide, forçant Pékin à passer à la coopération directe entre les 4 pays impliqués -comme le font déjà depuis des années, producteurs et trafiquants. Au plan bilatéral, cette coopération commence à porter ses fruits: en avril, la Birmanie lui a remis (cf VDLC 22/VI) le trafiquant chinois Tan Xiaolin.
Il y a urgence : les 75% de hausse des prises traduisent, théoriquement, une augmentation équivalente des livraisons. Or, dans le même temps, le SIDA a monté, en Chine, de 67%, selon un vice-ministre – et 70% de ce fléau est contracté par l’héroïne. Pour reprendre le contrôle, disent les experts, plus une seconde à perdre !
Sommaire N° 28