Joint-venture : Philips -repli chinois et globalisation

· En janvier, Ericsson annonçait qu’il «passait la main» sur la production des téléphones portables, qu’il confiait à Flextronics (Singapour), tout en fusionnant son département R&D et design avec Sony, en JV. Le 27/6, c’est au tour de Philips de révéler l’arrêt de la fabrication de ses cellulaires.

Sous réserve  d’approbation, le groupe néerlandais transférera la plupart de sa production et R&D à China Electronic (Shenzhen), émanation du MII, aussi sous-traitant pour NEC (Japon), qui prendra le contrôle de la JV et acquerra  chaînes, savoir-faire et modèles GSM de Philips. Philips fournira toujours des composants, et gardera le contrôle des ventes et du marketing, mais tous les appareils de marque Philips seront produits par CEC, provoquant la perte des 1250 emplois de l’usine du Mans, en France.

En 2001, Philips aura démantelé 9000 jobs dans le monde. D’un coût de 260M$, cette restructuration peut se lire de deux manières:

1. trop faible sur le marché mondial du portable (2,9% en 2000), Philips se replie sur la Chine où il tient 4% (6ème rang pour 110 M d’utilisateurs), en pleine croissance, qui dépassera les USA avant fin de l’année.

2. Tant pour limiter ses pertes que pour satisfaire ses actionnaires, il faut réduire ses coûts -phénomène mondial, et cas d’Ericsson : « le succès de nos boîtes ne se gagne plus dans les usines, mais en bourse » (commentaire d’un lecteur).

 

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